Huile d’olive au Maroc: de belles perspectives mais le prix bloque la compétitivité

Le Maroc est à même d’atteindra la troisième position mondiale en matière de production de tous types d’huile d’olive (extra vierge, vierge...),. DR

Revue de presseLe Maroc est en mesure de décrocher une position des plus enviables sur le marché international. Mais le manque de moyens modernes de production et les prix de vente élevés plombent sa compétitivité. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Les Inspirations Eco.

Le 21/02/2023 à 22h50

Théoriquement, la voie semble tracée pour que le Maroc occupe les premiers rangs en matière d’oléiculture à l’échelle internationale. Selon Research and Markets, une plateforme mondiale spécialisée dans les rapports et statistiques, le Maroc est à même d’atteindra la troisième position mondiale en matière de production de tous types d’huile d’olive (extra vierge, vierge...), et la quatrième en termes de volume de production. Ceci, à l’horizon 2028, indique le quotidien Les Inspirations Eco dans son édition du mercredi 22 février. «Du coté des exportations, il est prévu que notre pays occupe la cinquième place», lit-on.

Mais avec une offre en repli ces dernières années à cause de la sécheresse, les prix grimpent pour atteindre jusqu’à 80 dirhams le litre, contre 50 dirhams en temps normal. Un prix qui reste supérieur à ceux pratiqués sur le marché international. Ce qui plombe la compétitivité du secteur. À titre d’exemple, en Espagne, le litre d’huile d’olive est vendu à 3 euros.

D’après les professionnels cités par le quotidien, et pour atteindre la position indiquée dans l’étude Research and Markets, le Maroc devrait être en mesure de produire 300.000 tonnes d’huile de bonne qualité. «Or, pour l’heure, les moyens modernes et les capacités industrielles manquent à l’appel. D’ailleurs, le professionnel a mis l’accent sur une niche qui demeure inexplorée, en l’occurrence la culture biologique d’huile d’olive. Un filon développé par d’autres pays du même standard que le Maroc, tels que la Tunisie ou encore l’Espagne», souligne Les Inspirations Eco.

À noter que le Maroc ne compte que 10.000 ha consacrés à cette filière bio, contre 240.000 en Tunisie et 300.000 en Espagne. Par contre, l’Interprofession de l’olive estime que les projections ne sont pas loin de la réalité. Le contrat-programme pour le développement de la filière oléicole, dans le cadre de la stratégie Génération green, prévoit des axes d’intervention, le long des différents maillons de la filière, qui conforteront cette position.

D’ici 2028, le marché mondial de l’huile d’olive atteindra 17,93 milliards de dollar.

Par Nabil Ouzzane
Le 21/02/2023 à 22h50