Croissance: l’essentiel des chiffres 2022-2023 présentés par le HCP

Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, et Ahmed Lahlimi, Haut-Commissaire au Plan.  . MAP

Revue de presseKiosque360. La présentation du budget économique exploratoire relatif à 2022 et 2023 faite mercredi par le Haut commissariat au plan fait ressortir une croissance de l’ordre de 1,3% pour 2022 et de 3,7% pour 2023. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Les Inspirations Eco.

Le 14/07/2022 à 21h29

Le Haut commissariat au plan (HCP) a tenu sa présentation du budget économique exploratoire relatif à 2022 et 2023. Et les projections tant pour cette année que pour l’année à venir n’ont pas manqué.

Ainsi, l’activité économique nationale devrait connaitre une croissance de 1,3% en 2022, après le rebond de 7,9% en 2021, a annoncé, jeudi à Rabat, le secrétaire général de cette institution, Ayachi Khellaf. «Ce net ralentissement de la croissance économique est dû principalement à la baisse de la valeur ajoutée agricole de 13,5%, tandis que les valeurs ajoutées secondaires et tertiaires ont connu des hausses respectives de 1,5% et 4,5%», a fait savoir Khellaf lors d’un point de presse.

L’année 2023 promet d’être bien meilleure. La croissance économique nationale devrait se situer à 3,7% l’année prochaine, relève Les Inspirations Eco. Khellaf a souligné à ce titre que quatre hypothèses ont été retenues pour les perspectives de l’année 2023. Il s’agit d’une campagne agricole 2022/2023 moyenne, d’un ralentissement de la demande mondiale adressée au Maroc de 5,9% en 2022 à 3,6% en 2023, de la reconduction de la politique budgétaire en vigueur en 2022 et d’un cours de pétrole aux alentours de 100$/baril, a-t-il précisé.

En tout état de cause, la croissance économique devrait être soutenue par une forte demande intérieure, contribuant à hauteur de 3,6 points à la croissance, tandis que la demande extérieure aurait une contribution nulle, a relevé Khellaf. Le déficit budgétaire se maintiendrait à 5,5% du Produit intérieur brut (PIB) en 2023, alors que les déficits externes devraient connaître un allègement timide, a-t-il noté. Pour sa part, la dette publique globale devrait s’établir à 83,3% du PIB et la dette du Trésor à 68,9% du PIB. S’agissant de l’épargne nationale, elle afficherait une quasi-stagnation, à hauteur de 26,5% du PIB au lieu de 26,6% du PIB en 2022. L’épargne intérieure se situerait à 21,2% du PIB.

Rappelons que ces chiffres interviennent alors que le moral des ménages est à son plus bas historique. Les résultats de l’enquête de conjoncture auprès des ménages, réalisée par le même HCP, au titre du deuxième trimestre de 2022, révèlent que 11,4% contre 88,6% des ménages s’attendent à épargner au cours des 12 prochains mois.

Le solde d’opinion relatif à cet indicateur est resté négatif, à moins 77,3 points au lieu de moins 72,2 points au trimestre précédent et moins 67,2 points le même trimestre de l’année passée, indique le HCP dans sa récente note d’information sur les résultats de cette enquête. La note fait aussi savoir qu’au deuxième trimestre de 2022, la quasi-totalité des ménages (99,2%) déclarent que les prix des produits alimentaires ont augmenté au cours des 12 derniers mois contre une proportion minime des ménages (0,1%) qui ressentent leur diminution.

Par Nabil Ouzzane
Le 14/07/2022 à 21h29