Conjoncture: comment Bank Al-Maghrib réagit aux incertitudes

Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib.. MAP

Revue de presseLors du point de presse tenu à l’issue du conseil de la banque centrale, tenu le 26 septembre, le Wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri s’est attardé sur les défis qui attendent le Royaume après le séisme du 8 septembre. Voici ce qu’il en dit. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Les Inspirations Eco.

Le 27/09/2023 à 20h47

Présidée par le Wali de Bank Al-Maghrib (BAM), Abdellatif Jouahri, la rencontre qui s’est tenue, le mardi 26 septembre, à l’issue du troisième conseil de l’année, a été riche en enseignements. La conclusion est du quotidien Les Inspirations Eco qui en rend compte dans son édition du jeudi 28 septembre.

Outre le maintien du taux directeur à son niveau actuel, le gouverneur de BAM s’est longuement attardé sur le tremblement de terre qui a secoué le Maroc début septembre. Il n’a pas pour autant donné une évaluation de ses impacts sur la croissance, les finances publiques et l’endettement du Trésor, «qui demeurent une équation à résoudre», lit-on.

Toutefois, une chose est sûre, un redémarrage vigoureux dans des secteurs clés tels que le tourisme et la construction devrait intervenir. Et Bank Al-Maghrib se tient prêt à donner corps aux directives royales. Jouahri souligne que si le gouvernement fait appel à BAM pour le programme de reconstruction des douars, la banque apportera son concours, particulièrement dans la construction.

Jouahri a noté que les individus ayant perdu leurs documents se retrouvent dans l’incapacité de faire des retraits en banque. «Nous nous orientons vers des solutions plus souples pour remédier à cette situation. D’ailleurs, la décision a été prise d’instaurer un plan de continuité d’activité pour les banques», signale-t-il, cité par Les Inspirations Eco.

Rappelant le montant substantiel de 120 milliards de dirhams à mobiliser sur une période de cinq ans pour la reconstruction et le développement des zones sinistrés, le wali est revenu sur les moyens de financer cette reconstruction. «Le gouvernement et le ministère des Finances collaboreront pour optimiser le processus et minimiser l’impact sur l’endettement», indique-t-il.

Pour ce qui est de la décision de maintenir le taux directeur à 3%, les raisons sous-jacentes en sont multiples. «Nous estimons que le pic de la nette décélération de l’inflation en glissement annuel a été atteint en février, à 10,1% pour arriver à 5% en août. Nous observons également un mouvement extérieur similaire», estime le wali.

Et d’ajouter que «la crise de l’offre a été le principal facteur à l’origine de la progression des chiffres de l’inflation au Maroc, laquelle a été atténuée par les mesures gouvernementales». Cette approche prudente est également motivée par la perspective de l’année 2024 qui se rapproche de l’objectif fixé par la Banque centrale, même si des risques subsistent.

Par Lamia El Ouali
Le 27/09/2023 à 20h47