La hausse des carburants était prévisible, mais son ampleur restait jusqu’ici une inconnue. Les premières révisions sont désormais confirmées. Le360 apprend ainsi que le tarif du gasoil devrait augmenter d’environ 2 dirhams, et celui de l’essence de 1,44 dirham et ce, à compter du 16 mars à minuit. Le prix du diesel passe ainsi de 10,80 à 12,80 dirhams, tandis que l’essence atteindra 13,93 dirhams le litre, contre 12,49 auparavant.
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Cette hausse survient dans un contexte déjà tendu entre les exploitants de stations-service et certaines compagnies pétrolières. Les premiers dénoncent des retards, réductions ou refus de livraison, perçus comme une stratégie visant à maximiser les profits en conservant les stocks avant l’augmentation attendue. Cette dépendance structurelle des stations vis-à-vis de leurs fournisseurs, souvent liée à des contrats d’exclusivité, limite leur marge de manœuvre et pourrait provoquer des ruptures ponctuelles.
Les exploitants ont appelé le Conseil de la concurrence à intervenir afin de garantir la transparence du marché et protéger les consommateurs face à cette flambée des prix.
Cette nouvelle poussée des prix relance les inquiétudes quant à son impact sur le pouvoir d’achat et sur les coûts de transport, un maillon central de l’économie nationale.
Dans une récente sortie médiatique, la ministre de l’Économie et des Finances a assuré que le Royaume dispose d’une «boîte à outils» de politiques publiques éprouvées pour atténuer l’impact d’une hausse des cours pétroliers. Parmi ces instruments figure notamment la maîtrise des coûts du transport public.
Tout porte ainsi à croire que le gouvernement pourrait, une nouvelle fois, activer le dispositif d’aide directe aux transporteurs. Ce mécanisme avait déjà été déployé à partir de mars 2022 pour amortir le choc pétrolier provoqué par la guerre russo-ukrainienne. Entre mars 2022 et février 2024, ce programme de soutien a coûté près de 7 milliards de dirhams aux finances publiques.








