Boussaid: Le tourisme et les BTP ralentissent le développement économique

Mohamed Boussaid, chef de la délégation officielle des pèlerins marocains à La Mecque et ministre de l'Economie et des Finances.

Revue de presseKiosque360. Même si les comptes publics affichent un léger mieux au cours des 6 derniers mois de l’année 2015, le tourisme et les BTP continuent d’impacter négativement le budget. Frappés de plein fouet par la crise, ces deux secteurs risquent de ralentir la croissance.

Le 31/07/2015 à 02h08
Le tourisme et les BTP. Voilà des secteurs qui plombent à la fois le budget de l’État et le système bancaire. Mohamed Boussaid, qui a présenté les priorités du projet de budget 2016 devant la Commission des finances à la Chambre des conseillers, mercredi 29 juillet dernier, a résumé le rapport d’exécution du budget 2015 au cours des 6 premiers mois de l'année par ce constat. C’est ce que rapporte L’Économiste dans son édition de ce vendredi 31 juillet.
Pour le ministre des Finances, même si le bilan des comptes publics du 1er semestre de cette année est relativement satisfaisant, certains secteurs tels que le tourisme ou encore les BTP ralentissent le développement économique du pays. L’Économiste, dans son analyse du budget 2015 à mi-parcours, dément les dires de Lahcen Haddad, le ministre du Tourisme, selon lequel ce secteur ne connaîtrait actuellement pas de crise. Le support économique est même allé jusqu’à donner des indicateurs qui contredisent ses propos. Les arrivées touristiques, par exemple, affichent une baisse de 1,1%. Le nombre de nuitées a pour sa part chuté de 13,6% pour les étrangers et de 8,4% de façon générale.
Pour le secteur des bâtiments et travaux publics, la situation n’est pas meilleure. L’indicateur clé qui mesure l’état de cette filière, soit la consommation du ciment, ressort en régression de 1,3%.
Mais tout n’est pas noir. L’exécution du budget 2015 tel que présenté par Boussaid affiche une amélioration du déficit qui ressort à 19 milliards de dirhams sur les 6 premiers mois de 2015 au lieu des 28,7 milliards à la même période l’année dernière. Cette embellie est due, notamment, à la réduction de la charge de compensation qui a été maintenue à seulement 10,7 milliards.
Cité par L’Économiste, le ministre des Finances assure que «si le gouvernement arrive à poursuivre sa maitrise du déficit budgétaire, le taux d’endettement devra s’inscrire en baisse à partir de 2016.» Aujourd’hui, ce taux ressort à 63,4%.
Par Mouna Qacimi
Le 31/07/2015 à 02h08