Un médecin arrêté en flagrant délit de chantage à un patient

Un homme menotté. (Photo d'illustration)

Un médecin exerçant dans un hôpital de proximité à Casablanca a été interpellé et placé en garde à vue après avoir tenté de vendre une injection médicale à un patient à un prix exorbitant. Alertée par la victime via la ligne verte, la police judiciaire a tendu un piège au praticien. Il a été pris en flagrant délit d’extorsion et de trafic illicite de médicaments. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 12/10/2026 à 21h22

Une affaire de corruption et d’extorsion secoue actuellement le milieu médical à Casablanca, mettant en cause un médecin exerçant dans un hôpital de proximité. Le praticien a été interpellé en flagrant délit après avoir tenté de vendre une injection médicale à un patient à un prix exorbitant, profitant éhontément de la détresse physique de ce dernier. «Cette arrestation fait suite à une opération rondement menée par les services de sécurité, alertés par la victime elle-même face à cette tentative manifeste de chantage», rapporte le quotidien Assabah dans son édition du mardi 13 octobre.

Les faits remontent à la visite d’un jeune homme à l’hôpital de proximité pour obtenir une injection indispensable au soulagement des brûlures dont il souffre depuis deux ans. Informé par le médecin que le produit était en rupture de stock à la pharmacie de l’établissement en raison de l’interruption des livraisons par le laboratoire, le patient s’est vu proposer une alternative pour le moins suspecte. Le praticien lui a en effet suggéré de lui céder une boîte qu’il prétendait avoir obtenue gratuitement à des fins promotionnelles, exigeant initialement la somme de 300 dirhams pour une injection dont la valeur marchande officielle ne dépasse pourtant pas 65 dirhams.

Face au refus initial du jeune homme, qui s’apprêtait à quitter les lieux, le médecin a renchéri en portant son exigence à 400 dirhams, exploitant sans scrupule la vulnérabilité sanitaire et la douleur chronique de son interlocuteur. «Estimant qu’il s’agissait d’un acte de chantage caractérisé et d’une exploitation abusive de sa situation médicale, la victime a feint d’accepter avant de quitter l’hôpital et de contacter immédiatement la ligne verte mise en place par la présidence du ministère public pour signaler les faits de corruption», souligne Assabah.

La réaction des autorités judiciaires a été immédiate, entraînant l’intervention de la police judiciaire de Sidi Bernoussi sous la supervision directe du parquet compétent. Un piège a été minutieusement tendu en coordination avec le plaignant, permettant d’interpeller le médecin en flagrant délit au moment même où il acceptait la somme d’argent illicite convenue, lors d’un rendez-vous fixé pour la transaction.

Placé en garde à vue, le mis en cause a tenté de nier les accusations lors des premiers interrogatoires avant d’être confronté aux déclarations précises de la victime. L’enquête préliminaire a confirmé que le médecin utilisait sa position pour commercialiser illégalement des produits pharmaceutiques strictement réservés à la distribution gratuite au sein des structures hospitalières publiques, ce qui a conduit à son renvoi devant le parquet pour approfondir les investigations.

Par La Rédaction
Le 12/10/2026 à 21h22