L’examen de l’affaire de détournement de fonds publics dans une agence bancaire à Tiznit se poursuit toujours en appel à la Chambre criminelle près la Cour d'appel de Marrakech chargée des crimes financiers. Sont poursuivis, dans cette affaire, un commissaire principal de police qui exerçait à Agadir et la directrice de ladite agence à Tiznit pour détournement de fonds publics, corruption, extorsion et débauche. Lors de la dernière audience, le procès des deux inculpés a été renvoyé au 29 décembre pour permettre au commissaire principal de police écroué d’assister à la prochaine audience, rapporte le quotidien Al Akhbar dans son édition du mardi 20 décembre. Ce procès, font savoir les sources du quotidien, a été reporté à plusieurs reprises depuis le 21 septembre «pour convoquer la défense de l’accusée ou la partie civile, ou encore à la demande des avocats du commissaire pour leur permettre de déposer un rapport médical concernant leur client». Les deux accusés en état de détention étaient poursuivis par la justice, chacun en ce qui le concerne, pour «détournement de fonds publics, corruption et extorsion». Après plusieurs audiences en première instance, la Chambre criminelle près la Cour d'appel de Marrakech chargée des crimes financiers avait condamné «le commissaire principal à une peine de huit ans de réclusion criminelle, assortie d’une amende de 40.000 dirhams, alors que sa complice, qui dirigeait l’agence bancaire, s’est vu infliger une peine de trois ans de prison ferme et une amende de 5.000 dirhams». Dans le volet civil de cette affaire, poursuit le quotidien, «les deux accusés ont été également condamnés à restituer la somme détournée, qui s’élève à plus de 2,6 millions de dirhams, ainsi que le paiement solidaire de 260.000 dirhams de dommages et intérêts au profit de l'institution bancaire». Cette affaire, qui avait tenu en haleine l’opinion publique nationale, avait éclaté en mars de l’année dernière lorsque les éléments du bureau national de lutte contre la délinquance économique et financière, relevant de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ), avaient arrêté les deux mis en cause.
Par Mohamed Younsi
Le 19/12/2022 à 20h29




