Rabat: arrestation d’un gynécologue et de huit complices pour «avortement illégal»

Une femme assise sur un lit d'hôpital.

Revue de presseLe praticien, sa secrétaire, un anesthésiste, trois patientes et deux individus ont été déférés dimanche devant le parquet de Rabat. Pris en flagrant délit alors qu’ils procédaient clandestinement à des Interruptions volontaires de grossesse (IVG) dans un cabinet médical. Le gynécologue a été placé en détention provisoire, tandis que les sept autres mis en cause ont été relâchés sous caution, contre le versement de montants variant entre 2.000 et 10.000 dirhams. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 07/09/2026 à 17h48

Les services de la police judiciaire relevant de la wilaya de sûreté de Rabat ont déféré, le dimanche 6 septembre, huit personnes devant le parquet du tribunal de première instance de la ville. Parmi elles figurent un gynécologue, sa secrétaire, un anesthésiste, ainsi que trois femmes, toutes soupçonnées d’être impliquées dans une affaire d’avortements clandestins et illégaux.

Le praticien a été présenté au procureur du Roi en état d’arrestation, tandis que les autres mis en cause ont bénéficié d’une mise en liberté provisoire, rapporte Al Akhbar de ce mardi 8 septembre. Après une audition sur la base des procès-verbaux établis par les enquêteurs, le magistrat a ordonné le renvoi du gynécologue devant le juge d’instruction, qui a retenu contre lui le chef d’accusation de pratique illégale d’Interruptions volontaires de grossesse (IVG), et a décidé son placement en détention préventive à la prison d’Al Arjat. Quant aux coaccusés, ils sont poursuivis pour leur complicité dans cette affaire.

L’anesthésiste, comme la secrétaire médicale, a été libéré contre le versement d’une caution dont le montant a été fixé à 2 000 dirhams. Les deux accompagnateurs des patientes, présents lors des interventions, ont dû s’acquitter d’une garantie de 10.000 dirhams chacun, tandis que les trois femmes ayant subi un avortement ont obtenu leur mise en liberté provisoire moyennant le versement d’une caution individuelle de 5 000 dirhams.

L’enquête, ouverte vendredi dernier sous la supervision du parquet compétent, visait à déterminer l’ensemble des actes criminels imputables au gynécologue, à sa secrétaire et aux autres prévenus. Selon les premiers éléments recueillis, le médecin et son assistante ont été surpris en flagrant délit, alors qu’ils procédaient à l’avortement de trois femmes dans un cabinet médical de Rabat.

Les perquisitions effectuées dans les locaux ont permis de saisir au domicile du praticien et de sa secrétaire, deux blousons portant des traces biologiques en lien avec ces interventions illégales, ainsi qu’une quantité substantielle de médicaments, de produits pharmaceutiques et de l’argent liquide, qui pourrait provenir de ces opérations clandestines.

«Tous les mis en cause ont été soumis à une enquête judiciaire approfondie, toujours sous l’égide du parquet, afin de déterminer les tenants et aboutissants de cette affaire, ainsi que ses éventuelles ramifications et connexions avec d’autres activités délictueuses», écrit Al Akhbar.

Par la suite, les éléments de la police judiciaire ont déféré le gynécologue, sa secrétaire, l’anesthésiste et les autres prévenus devant le procureur du Roi près le tribunal de première instance de Rabat, avant qu’ils ne soient présentés au juge d’instruction, qui a, dès dimanche, confirmé le placement en détention préventive du médecin et décidé de poursuivre les autres coaccusés en état de liberté provisoire, sous réserve du versement d’une caution.

Par Hassan Benadad
Le 07/09/2026 à 17h48