Éclipse solaire: Tanger offre un beau spectacle, Al Hoceima déçue par les nuages

Eclipse solaire du 12 août à Tanger (S.Kadry/Le360).

Le 12/08/2026 à 22h56

VidéoUn phénomène astronomique rare a captivé les regards, ce mercredi soir, dans plusieurs régions du Maroc comme dans le reste du monde. À Tanger, des dizaines de Marocains, de touristes étrangers et de passionnés d’astronomie se sont rassemblés au Cap Spartel pour observer l’éclipse solaire, qui a atteint jusqu’à 92%. À Al Hoceima, en revanche, les nuages épais ont joué les trouble-fête, empêchant les curieux d’assister au spectacle céleste.

Le même ciel marocain, mais deux expériences différentes. À Tanger, sur le Cap Spartel, les regards étaient tournés vers le ciel pour ne rien manquer de l’éclipse. À Al Hoceima, les observateurs se sont retrouvés face à une couverture nuageuse persistante, qui a finalement privé la ville de ce phénomène astronomique.

Sur le point de rencontre entre la Méditerranée et l’océan Atlantique à Tanger, l’ambiance était au rendez vous. Des dizaines de personnes, parmi lesquelles des touristes marocains et étrangers, des habitants de Tanger et des MRE, ont pris place dans les environs pour suivre l’évolution du phénomène.

Pendant près d’une heure, les curieux ont observé les différentes phases de l’éclipse, certains équipés de lunettes de protection spécialement adaptées. Pour beaucoup, l’instant avait une saveur particulière. «Je suis venu aujourd’hui pour documenter l’éclipse solaire. C’est la première fois que j’assiste à un phénomène pareil, parce que c’est quelque chose de rare», raconte un jeune homme passionné d’astronomie.

Pour lui, le fait que l’éclipse soit observable depuis le Maroc rendait l’événement encore plus exceptionnel. «Ce phénomène se produit parfois dans d’autres pays, ou même en pleine mer. Le fait qu’il soit visible aujourd’hui au Maroc en fait un événement important, et je suis venu pour le documenter», ajoute-t-il, en réglant sa caméra.

La curiosité était également au rendez-vous chez les visiteurs étrangers. Venue d’Espagne avec une amie et sa famille, une touriste espagnole ne cache pas son enthousiasme. «C’est la première fois que j’assiste à une éclipse solaire. Je suis très contente de pouvoir vivre ce moment», confie-t-elle, tout en reconnaissant une certaine appréhension face à un phénomène qui impose des précautions particulières.

Chez les habitants de Tanger, l’éclipse était aussi perçue comme une occasion de faire découvrir aux plus jeunes un spectacle naturel peu commun. «Nous sommes venus voir cette merveille entre la Méditerranée et l’océan Atlantique. C’est un phénomène extraordinaire que l’on doit prendre le temps d’observer. Les enfants aussi doivent pouvoir découvrir», témoigne un habitant de Tanger.

Dans la foule, certains avaient prévu des équipements adaptés, tandis que d’autres se contentaient de profiter de l’atmosphère particulière du moment. Tous étaient néanmoins conscients d’une règle essentielle: une éclipse solaire ne doit jamais être observée à l’œil nu.

«Nous sommes venus avec ma mère et j’ai apporté mes lunettes. Je suis très heureuse de pouvoir assister à cette éclipse solaire pour la première fois», raconte une jeune spectatrice. «Je sais qu’il ne faut pas la regarder directement à l’œil nu parce que cela peut être dangereux pour les yeux. Nous allons donc essayer de profiter de ce moment sans prendre de risques», poursuit-elle.

À Al Hoceima, l’expérience a été tout autre. Alors que les images de l’éclipse circulaient depuis d’autres villes du Royaume, un épais voile nuageux recouvrait le ciel de la ville, empêchant les habitants et les passionnés d’astronomie de profiter du phénomène.

Les plus persévérants ont tout de même gardé les yeux tournés vers le ciel, espérant une éclaircie de quelques instants. Mais les nuages, suffisamment denses pour masquer le soleil, ont finalement eu raison de leur attente.

Entre émerveillement à Tanger et frustration à Al Hoceima, l’éclipse aura ainsi offert deux visages d’un même événement astronomique. Pour ceux qui ont pu l’observer, lunettes de protection sur le nez et téléphones équipés levés vers le ciel, le souvenir de ce phénomène rare restera gravé dans leurs mémoires.

Par Mohammed Chellay et Said Kadry
Le 12/08/2026 à 22h56