Des tarawihs à Marrakech tournent au drame: Vive condamnation

Ville extrêmement touristique, la mosquée de la cité ocre accueille régulièrement des touristes musulmans

Ville extrêmement touristique, la mosquée de la cité ocre accueille régulièrement des touristes musulmans . Brahim Taougar - Le360

Revue de presseKiosque360. La bousculade ayant entraîné la mort de deux personnes, lundi, lors des tarawihs dans une cour d'école à Marrakech, remet sur le tapis la question des autorisations accordées pour l'aménagement des lieux publics pour l'accomplissement des prières surérogatoires.

Le 02/07/2014 à 09h30

Deux morts et une dizaine de blessés. Tel est le bilan de la bousculade survenue lors des prières surérogatoires, lundi, dans une cour d'école à Marrakech. Toute la presse de ce mercredi 2 juillet revient sur ce drame. "Qui a autorisé ces centaines de fidèles à accomplir des prières dans une cour d'école où les conditions de sécurité ne sont pas assurées?", s'interroge Al Massae. Le journal affirme avoir obtenu la confirmation auprès de témoins que la panique aurait été provoquée après qu'un "court circuit électrique ait déclenché un début de feu". Même son de cloche sur les colonnes d'Annass. On apprend que la panique a touché la partie réservée aux femmes. Cette panique a provoqué une bousculade entrainant la mort deux femmes, l'une de 52 ans, l'autre de 71 ans. Une dizaine d'autres femmes ont été admises en soins intensifs à l'Hôpital Ibn Tofail de Marrakech.

Une enquête pour déterminer les responsabilités

Ce drame n'honore pas le Maroc. L'enquête doit rapidement lever le voile sur les causes de cet incident et déterminer les responsabilités. Le Maroc fournit des efforts colossaux dans le domaine de la gestion du champs religieux. A ce titre, Ahmed Toufiq, ministre des Habous et des affaires islamiques, a rappelé, vendredi dernier, devant le roi, que le nombre des mosquées au Maroc s'élève à 50.000 avec une capacité globale d’accueil de 7 millions de fidèles. Pour mieux accompagner le développement démographique et urbain des différentes régions du pays, le ministère a élaboré des études au niveau des collectivités locales ayant permis de déterminer les besoins annuels en mosquées, estimés à 200 mosquées par an.

Par Mohamed Chakir Alaoui
Le 02/07/2014 à 09h30