Le procès relatif à l’affaire de l’exploitation d’appartements meublés dans un quartier chic de Casablanca par des réseaux de prostitution, impliquant un dangereux proxénète, a été une nouvelle fois reporté par le tribunal de première instance d’Aïn Sebaâ.
Le report du procès a été décidé pour permettre aux accusés de préparer leur défense, alors que les investigations menées par les services sécuritaires compétents se poursuivent, en parallèle, afin de démêler cet écheveau complexe de prostitution.
D’après les sources du quotidien Assabah, qui se penche sur ce sujet dans son édition du mardi 18 août, cette affaire a éclaté lorsque les éléments de la Gendarmerie royale de Lahraouyine, dans la région de Casablanca, ont interpellé le proxénète en question, en possession d’un disque numérique de stockage contenant des vidéos pornographiques.
L’enquête ouverte alors, sous la supervision du parquet compétent, par la Gendarmerie royale, a montré que «le proxénète neutralisé organisait des rencontres et prostituait des femmes selon les demandes et les caprices de ses clients potentiels, dont certains étaient mariés».
La contrepartie financière atteignait 5 000 dirhams, ou plus, par prestation, ce qui attirait des femmes mariées, des étudiantes, des employées et des fonctionnaires. D’après les mêmes sources, ce proxénète aurait déclaré aux enquêteurs que des scènes érotiques auraient été filmées et enregistrées, à l’insu des personnes impliquées dans cette affaire.
Et en raison de la contrepartie financière élevée par prestation, poursuit la même source, l’affaire est devenue juteuse grâce à l’afflux de demandes émanant de femmes et de filles de différentes classes sociales, désirant servir des clients potentiels. Le mis en cause, précise la même source, manœuvrait également sur les réseaux sociaux pour manipuler et recruter d’autres clientes afin de faire fructifier l’affaire.




