Arnaque électronique: le ministère de la Justice met en garde contre un faux avis d’amende routière

Le ministère de la Justice.

Revue de presseLe ministère de la Justice alerte sur un nouveau stratagème frauduleux. Sous couvert d’un prétendu «avis d’exécution administrative», des messages usurpant l’identité du département invitent leurs destinataires à régler une amende routière fictive, dans le seul but de dérober leurs données personnelles et bancaires. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 19/06/2026 à 20h49

Le ministère de la Justice a récemment élevé la voix pour dénoncer une campagne de fraude numérique ciblant les citoyens, au moyen de messages contrefaisant son autorité. L’objectif des malfaiteurs est clair: s’emparer, sous le prétexte fallacieux d’un paiement d’amende liée à une infraction routière, des coordonnées bancaires et des informations personnelles des victimes.

Les services du ministère ont identifié la diffusion d’un message intitulé «Avis d’exécution administrative», présenté comme émanant de leurs services, relaie Al Akhbar de ce week-end (20 et 21 juin). Ce courriel frauduleux prétend que le destinataire a commis une infraction routière, enregistrée par un système de vidéosurveillance, et l’enjoint de s’acquitter du montant requis dans un délai restreint, sous peine de se voir appliquer de prétendues «mesures juridiques et administratives».

Selon les éléments communiqués par le ministère, le message contient un lien électronique suspect, incitant l’utilisateur à cliquer pour consulter les détails de l’infraction alléguée ou visionner une captation vidéo. Cette manœuvre vise à le conduire à saisir ses données confidentielles, puis à procéder à un règlement en ligne. Le ministère précise que le site accessible via ce lien est inauthentique et sans aucune affiliation avec ses plateformes numériques officielles. Il rappelle que le paiement électronique des amendes n’est autorisé que par l’intermédiaire du portail agréé, seul canal légalement reconnu.

La même source exhorte les usagers à vérifier scrupuleusement l’adresse des sites web avant toute utilisation, et à ne jamais accorder leur confiance aux liens reçus par SMS ou via les applications de messagerie instantanée, écrit Al Akhbar. Plusieurs indices permettent, selon le ministère, de démasquer la supercherie: le ton impératif et menaçant adopté par les messages, destiné à précipiter la réaction des victimes, la mention de saisies administratives immédiates ou de prélèvements bancaires directs, ainsi que des erreurs grossières dans le nom de domaine du site officiel, trahissant l’imposture.

Par Hassan Benadad
Le 19/06/2026 à 20h49