Aid El-Adha: mobilisation générale contre les «chennaqa»

Aïd Al-Adha: la traque des chennaqa se poursuit

Revue de presseLes autorités sécuritaires et judiciaires multiplient les opérations contre les «chennaqa» (revendeurs et accapareurs) dans les souks du Moyen-Atlas, de Tiflet, de Kénitra et de Kelaat Sraghna. Entre saisies, interrogatoires et procédures judiciaires, la lutte contre ces pratiques spéculatives s’intensifie, alors que le gouvernement durcit le ton face à ces abus. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 24/05/2026 à 19h21

Les services de sécurité et de gendarmerie ont renforcé la pression sur les «chennaqa» dans les différents marchés du Royaume. Le Centre territorial de la Gendarmerie royale de Sebt Aït Ikelmes a déféré, dimanche, deux «chennaqa» devant le procureur du Roi près le tribunal de première instance de Khénifra. «Ces derniers avaient été arrêtés en flagrant délit d’achat et de revente de moutons dans l’un des plus grands marchés du Royaume, situé dans le Moyen-Atlas», indique le quotidien Assabah dans son édition du lundi 25 mai. Le parquet a ordonné leur placement en garde à vue pour les besoins de l’enquête, avant de les déférer devant la justice.

Dans la commune de Sidi Allal El Bahraoui, relevant de la circonscription de Tiflet, les éléments du Centre territorial de la Gendarmerie ont saisi, samedi et dimanche, plusieurs moutons appartenant à des revendeurs. Le procureur du Roi a ordonné la saisie de trois têtes de bétail.

Les gendarmes ont perquisitionné les stands des revendeurs après une dénonciation. Le premier, arrêté en flagrant délit d’achat de deux agneaux destinés à être revendus sur le même marché, a été conduit au poste de la gendarmerie locale pour interrogatoire. Après la rédaction d’un procès-verbal officiel, le procureur a ordonné sa libération ainsi que la restitution des deux agneaux à l’autorité locale.

Le deuxième revendeur, interpellé dimanche matin en flagrant délit d’achat et de revente d’un agneau, a été transféré, accompagné de son mouton, au siège de l’enquête. Il a été entendu sur ordre du procureur du Roi près le tribunal de première instance de Tiflet avant d’être libéré. «Son dossier sera déféré au parquet afin de déterminer les suites judiciaires à donner», précise Assabah.

À Kénitra, la Gendarmerie royale a engagé trois procédures judiciaires après l’interpellation de trois revendeurs dans le marché de Sidi Aïch, relevant de la commune d’Oulad Salama. Le premier avait six moutons en sa possession, le deuxième cinq et le troisième deux. Contrairement à ce qui s’est passé à Tiflet, où les revendeurs ont été libérés après audition, le procureur du Roi à Kénitra a ordonné leur audition dans le cadre de procès-verbaux officiels, avant leur déferrement au parquet.

De son côté, le Centre territorial de la Gendarmerie royale de Kelaat Sraghna a interpellé, dimanche, un revendeur dans le marché. « Chaque procureur adopte une approche différente pour lutter contre les chennaqa», note Assabah. Certains ont ordonné le placement en garde à vue en raison de la prolifération de ces pratiques dans les marchés relevant de leur ressort judiciaire, tandis que d’autres ont préféré libérer les revendeurs après audition et rédaction de procès-verbaux officiels. Certains procureurs ont même opté pour d’autres mesures, notamment l’établissement de contraventions.

Par La Rédaction
Le 24/05/2026 à 19h21