Agadir: le littoral nord asphyxié par les embouteillages

Plage d'Agadir (M.Oubarka/Le360).

Revue de presseTous les étés, la route reliant le centre d’Agadir aux plages du nord se transforme en un interminable piège pour les automobilistes. Entre riverains exaspérés, vacanciers piégés et transports paralysés, la saturation du réseau routier met à rude épreuve les nerfs des habitants d’Agadir, malgré les mesures d’urgence déployées. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 20/07/2026 à 18h45

Le trajet reliant le centre d’Agadir aux plages situées au nord de la ville est devenu un véritable calvaire quotidien pour les usagers de la route. A cette période estivale, l’accès au littoral nord de la préfecture d’Agadir-Ida Outanane relève du parcours du combattant, en raison d’un engorgement massif, et continu, sur la route nationale, indique Al Akhbar de ce mardi 21 juillet.

Dès les premières heures de la matinée et jusqu’à une heure avancée de la nuit, des centaines de véhicules se retrouvent bloqués dans d’infinis ralentissements, progressant à un rythme lent à l’extrême. Ce phénomène, qui empoisonne les vacanciers, complique aussi l’existence des habitants et impacte les voyageurs qui effectuent de longs trajets. Ceux qui se dirigent vers Essaouira ou Casablanca via Safi font face à d’immenses difficultés sur le tronçon reliant Agadir à la commune de Tamri, où les autocars de transport de voyageurs mettent parfois des heures pour franchir une distance dérisoire. À cause de cette paralysie, certains usagers préfèrent faire de longs détours par Amskroud, Chichaoua, puis réintégrer la route d’Essaouira pour éviter cet embouteillage monstre.

Cette dégradation de la circulation touche de plein fouet les résidents des communes d’Aourir, Taghazout, Tamri et Imi Ouaddar. Dès l’arrivée de la saison estivale, le moindre déplacement quotidien pour regagner leur domicile depuis Agadir se transforme en une épreuve usante. La scène se répète tous les soirs, lorsque la route reliant Agadir à ses plages se retrouve totalement saturée. Un cortège interminable de voitures, de camions et d’autocars s’immobilise sur des kilomètres, réduisant la vitesse à un simple piétinement.

Selon Al Akhbar, cet axe routier du littoral connaît un encombrement récurrent depuis plusieurs années déjà, au point où parcourir quelques kilomètres exige des heures d’arrêt et de redémarrage incessants. Pour contourner ce ralentissement, certains vacanciers choisissent désormais de prendre la route peu avant l’aube ou tard dans la nuit, alors que d’autres renoncent tout simplement à se rendre sur le littoral nord d’Agadir.

La situation n’est pas meilleure à Agadir même. Tout au long de l’été, la ville est caractérisée par un niveau de congestion inédit: parcourir une distance d’un seul kilomètre dans le centre-ville peut facilement demander entre une et deux heures de patience. Cette saturation s’explique par le déferlement massif de voitures et de voyageurs venus de toutes les régions du Royaume. Bien que les autorités aient procédé à l’élargissement de la route nationale reliant Agadir à Essaouira, ainsi qu’à la modernisation de plusieurs axes urbains au cours des dernières années, ces infrastructures s’avèrent encore insuffisantes pour absorber le flux énorme de véhicules qui se rendent tous à Agadir pour les vacances.

À cause de cette pression routière exceptionnelle, la police en charge de la régulation de la circulation à Agadir est contrainte de fermer temporairement certaines voies et de dévier le trafic tous les soirs, pour tenter de fluidifier la circulation sur des artères complètement saturées. Malgré leur fermeté et la fréquence de leurs interventions à ces heures de pointe, ces mesures d’urgence ne sont que palliatives et ne suffisent pas à résorber la paralysie de la circulation.

Par La Rédaction
Le 20/07/2026 à 18h45