Rabat accueille un colloque Maroc-UE sur la migration régulière

Depuis la gauche: Dimiter Tzantchev ambassadeur de l'Union européenne au Maroc, Younes Sekkouri ministre de l'Inclusion Économique, de la Petite Entreprise, de l'Emploi et des Compétences, Cassilde Breniere directrice générale adjointe en charge des opérations chez Expertise France, opérateur public de coopération technique internationale et Christophe Lecourtier ambassadeur de France au Maroc. (Y.Mannan/Le360)

Le 09/04/2026 à 18h07

VidéoLe ministre de l’Emploi, Younès Sekkouri, a présidé ce jeudi à Rabat un colloque réunissant le Maroc et la représentation de l’Union européenne (UE), axé sur deux programmes relatifs à la gouvernance de la migration.

Cette rencontre, à laquelle ont participé l’ambassadeur de l’UE, Dimiter Tzantchev, et l’ambassadeur de France au Maroc, Christophe Lecourtier, a porté sur une migration légale, circulaire et vectrice de développement, dans le cadre du programme THAMM et du Programme régional des initiatives de la migration (PRIM2).

À noter que le programme THAMM vise à améliorer la gouvernance des migrations internationales de main-d’œuvre depuis et vers les pays partenaires, tout en veillant à la protection des droits des travailleuses et travailleurs migrants. Quant au projet PRIM2 (Programme de régionalisation des initiatives de la migration - phase 2), il s’agit d’une initiative déployée au Maroc dans le prolongement du projet initial PRIM, lancé en 2020. Financé par l’AFD (Agence française de développement), PRIM soutient la territorialisation des politiques migratoires nationales.

Dans une déclaration, le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences a souligné que le Maroc est «un pays très engagé depuis le Pacte de Marrakech dans une collaboration exemplaire avec l’Union européenne, en particulier sur une migration ordonnée, régulière et légale».

Younes Sekkouri a ajouté que le Royaume, compte tenu de ses impératifs internes, donne «la priorité au projet et au développement de son économie en mobilisant les compétences», tout en restant ouvert à la collaboration avec ses partenaires, à condition que l’approche soit «en triple win/win/win».

Le ministre a également mis l’accent sur le fait que la migration doit «garantir les mêmes droits et le même traitement que les citoyens de ce pays d’accueil». Il a ajouté que l’intérêt de la collaboration entre les deux parties réside dans le fait qu’elle accorde de l’importance au sujet et mobilise des budgets afin d’apporter des solutions concrètes en matière de compétences.

De son côté, Dimiter Tzantchev, ambassadeur de l’UE au Maroc, a évoqué les deux projets qui visent «une approche structurée de la migration» pour montrer que celle-ci est «une opportunité plus qu’un défi». «Nous voulons travailler ensemble sur les trois aspects, dont l’inclusion territoriale», a-t-il conclu.

Pour sa part, Christophe Lecourtier, ambassadeur de France à Rabat, a estimé que la France est «un pays qui a besoin d’une migration circulaire bien choisie en fonction des compétences, bien suivie, bien régulée». Il s’agit de transformer véritablement le phénomène migratoire «en une solution gagnant-gagnant-gagnant» pour l’immigré, son pays d’origine et le pays d’accueil, a conclu le diplomate.

Était également présente à ce colloque Cassilde Breniere directrice générale adjointe en charge des opérations chez Expertise France, opérateur public de coopération technique internationale.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 09/04/2026 à 18h07