Dans une discrétion quasi totale et loin des regards, le paysage institutionnel s’enrichit de nouvelles nominations qui ne manquent pas de faire couler de l’encre. Six personnalités ont été désignées pour siéger au sein de l’Autorité nationale de régulation de l’électricité, réparties à parts égales entre le président de la Chambre des représentants et celui de la Chambre des conseillers, à raison de trois membres chacun. «Ces désignations viennent remplacer les six membres sortants dont le mandat intermédiaire a pris fin, après avoir bénéficié d’indemnités mensuelles conséquentes, dépassant parfois les traitements réservés aux ministres, le tout en l’absence de véritable contrôle constitutionnel ou institutionnel», rapporte le quotidien Assabah dans son édition du lundi 17 août.
Pour percer le mystère entourant les décisions émanant de la Chambre des conseillers, le journal Assabah a sollicité les présidents des groupes et groupements parlementaires des deux Chambres. Bien que ces derniers aient affirmé ignorer l’identité des personnes retenues par la seconde chambre, il apparaît certain que les membres du bureau du Conseil étaient parfaitement informés, ayant eux-mêmes validé ces choix dans le cadre d’un consensus politique préalable.
Du côté de la Chambre des représentants, le journal est parvenu à identifier les trois personnalités choisies par le président Rachid Talbi Alami. «Il s’agit d’Anis Birou, ancien ministre et cadre dirigeant du Rassemblement national des indépendants, d’Abdelmajid El Fassi Fihri, député et membre dirigeant du parti de l’Istiqlal ainsi que fils de l’ancien Premier ministre Abbas El Fassi, et enfin de Khalid Hatimi, parlementaire issu du Parti authenticité et modernité», écrit Assabah.
Afin de se conformer aux exigences réglementaires et d’éviter tout cumul de mandats, Abdelmajid El Fassi Fihri et Khalid Hatimi ont tous deux soumis leur démission de la Chambre des représentants avant de valider leur intégration au sein de l’instance de régulation.
Selon les règles en vigueur, la répartition des sièges s’est faite sur la base de la représentativité proportionnelle, en tenant compte du poids numérique de chaque groupe parlementaire, du classement issu des urnes et des dispositions du règlement intérieur de la Chambre des représentants. C’est ainsi que les postes à pourvoir sont revenus exclusivement aux formations composant la majorité gouvernementale, à savoir le Rassemblement national des indépendants, le Parti authenticité et modernité ainsi que le parti de l’Istiqlal.




