Les services de sécurité, en coordination avec les autorités compétentes, mènent de vastes campagnes contre la vente sauvage de stimulants et de médicaments à caractère sexuel, qu’ils soient de nature médicale ou traditionnelle. «Ces produits sont commercialisés dans les marchés publics, au bord des routes ainsi que sur les réseaux sociaux, posant un risque majeur pour la santé publique en raison de complications pouvant s’avérer mortelles», indique le quotidien Assabah dans son édition du lundi 17 août.
Les services de police visent à restreindre la circulation de ces divers produits pharmaceutiques non soumis au contrôle médical, dont la vente sauvage s’est fortement répandue ces dernières années. Le phénomène s’est désormais étendu aux espaces adjacents aux marchés et aux voies d’accès, tout en exploitant les mutations technologiques. Les plateformes de réseaux sociaux servent de refuge pour la vente à distance en recourant à des entreprises de livraison. En cas d’incident grave ou de préjudice subi par le consommateur, l’identité du vendeur demeure inconnue. Même lorsque les plateformes publicitaires ferment un compte après un certain temps, les vendeurs s’empressent d’en ouvrir un autre sous une nouvelle identité numérique.
Dans ce même contexte, les services de police, aux côtés de représentants des autorités locales, de cadres de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) et du Bureau municipal d’hygiène, ont mené une inspection sur le terrain à la place Jemaa el-Fna à Marrakech. «L’intervention s’est concentrée sur divers produits à caractère médical ou présentés comme des remèdes traditionnels par des vendeurs ambulants, en ciblant particulièrement ceux faisant l’objet de promotions mensongères les décrivant comme des stimulants sexuels ou des aphrodisiaques», note Assabah.
Les services compétents ont réussi à saisir une grande quantité de marchandises exposées, comprenant des pommades, des herbes et des liquides directement exposés au soleil brûlant. Les vendeurs les présentaient comme des produits autorisés sans pouvoir fournir la moindre licence ni document lors du contrôle. L’intervention s’est achevée par la destruction des quantités saisies afin de protéger les consommateurs, citoyens comme touristes étrangers, et d’empêcher leur commercialisation.
Parallèlement, les services de cybersécurité intensifient leurs efforts de veille numérique pour traquer la vente en ligne de ces produits à usage divers, cette pratique constituant une violation flagrante de la loi et un danger manifeste pour la santé publique. De leur côté, les autorités de sécurité ont exécuté plusieurs interventions ayant permis la saisie de stimulants et de médicaments à caractère sexuel après identification du gestionnaire d’une page de vente. Il s’agissait de médicaments de contrebande et non soumis au contrôle médical, allant de pilules à des pommades, qui rencontraient un fort succès en raison de publicités mensongères sur Internet affirmant qu’ils étaient recommandés par des médecins et sans effets secondaires.
Face à cette situation, des instances médicales et non médicales tirent la sonnette d’alarme et mettent en garde contre l’achat de stimulants sexuels sur Internet. Elles insistent sur la nécessité de se soumettre à un contrôle médical strict, d’obtenir une ordonnance légale et de s’approvisionner exclusivement en pharmacie. La Société marocaine de pharmacie et des produits de santé avait déjà mis en garde contre l’achat de médicaments et de compléments alimentaires sur Internet et sur les réseaux sociaux, soulignant que les produits vendus hors du circuit officiel des pharmacies sont souvent contrefaits, d’origine inconnue et de nature à provoquer de graves complications.




