Dakhla-Oued Eddahab: le trafic de drogue secoue le Conseil de la Région

Yanja Khattat . DR

Revue de presseKiosque360. Le Conseil de la Région Dakhla-Oued Eddahab a tenu, lundi, sa session ordinaire sur fond d’échange de graves accusations. Le Parquet général de Laâyoune a été saisi pour diligenter une enquête en vue de tirer les choses au clair.

Le 12/10/2016 à 19h54

«Le port de Dakhla est devenue une plaque tournante du trafic international de drogue et ce, au vu et au su des autorités compétentes». Cette grave accusation a été proférée par des élus du Conseil de la Région Dakhla-Oued Eddahab lors de sa session ordinaire tenue, lundi dernier, sous la présidence du wali, Lamine Ben Omar, et d’Ynja Khattat, président du conseil.

Le plus grave est que ces élus de l’opposition ont accusé les autorités préfectorales et la présidence de la région, ainsi que d’autres services, de «complicité avec les mafias de la drogue», rapporte le quotidien Assabah dans son édition de ce jeudi 13 octobre. Et de préciser que les accusateurs ont poussé le bouchon plus loin en affirmant que «les complices des mafias de la drogue se trouvaient dans la salle qui abritait cette session ordinaire du Conseil de la région Dakhla Oued Eddahab».Chose qui a poussé la majorité à répliquer en soulignant qu’il s’agissait «de manœuvres électorales portant préjudice à l’image de la Région et du pays et servant les ennemis de l’intégrité territoriale du royaume».

Dans une déclaration au quotidien, le président du Conseil de la Région, Ynja Khattat, a accusé «un député et deux présidents de communes, sans les citer, d’être à l’origine de ces manœuvres en vue d’influencer la justice qui devra statuer, le 26 octobre, sur l’affaire du recours concernant son poste de président du Conseil de la Région». Et d’ajouter qu’il avait saisi le procureur général près la Cour d’appel de Laâyoune en vue d’ouvrir une enquête pour tirer au clair cette affaire.

Dans le même sillage, le wali de la Région, qui a été saisi par le Bureau du Conseil, a demandé aux élus de préserver l’image des autorités locales, militaires et sécuritaires qui consentent de multiples sacrifices en vue d’accompagner le développement et le processus démocratique dans la Région».

Par Mohamed Younsi
Le 12/10/2016 à 19h54