Guinée: après le KO électoral d’Alpha Condé, le calme…

Alpha Condé, président de la Guinée.

Alpha Condé, président de la Guinée. . DR

Revue de presseLes titres sont dominés ce mardi par le dépôt, aujourd’hui même, du rapport général de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), ainsi que des résultats provisoires du scrutin du 11 octobre dernier, à la Cour constitutionnelle guinéenne.

Le 20/10/2015 à 16h43

Dans les colonnes de "guineenews.org", une source de la CENI explique en effet le détail de la procédure de validation des résultats provisoires, annoncés par la CENI. Pour rappel, l’institution a en effet officiellement proclamé, samedi, des résultats favorables au président sortant, Alpha Condé. Ce dernier aurait récolté un total de 57,85 % des suffrages, soit la majorité absolue. «Ces résultats provisoires, qui doivent encore être confirmés par la Cour constitutionnelle, sont clairs : Alpha Condé rempile pour cinq ans», résume-t-on sur le site d’informations "lexpressguinee.com".

La balle est désormais dans le camp de la Cour constitutionnelle. «Après la proclamation des résultats provisionnels, la CENI doit rédiger un rapport général. Ce travail sera présenté ce mardi à la Cour constitutionnelle avec les résultats provisoires», précise-t-on auprès de "guineenews.org". C’est à partir de ce moment que le dépôt des recours et des réclamations pourraient intervenir.

Les candidats au scrutin auront ainsi trois jours pour le dépôt de leur requête. La Cour constitutionnelle aura ensuite une dizaine de jours pour statuer sur ces requêtes et proclamer les résultats définitifs du scrutin. L’opposition ne manquera pas l’opportunité pour exprimer ses réserves, déjà exprimées, sur le déroulé et les résultats de l’élection. Son chef de file, Cellou Dalein Diallo, principal opposant au régime d’Alpha Condé, a déjà annoncé qu’il ne reconnaîtrait pas les résultats du scrutin et parle de “mascarade électorale”.

L’opposant, qui a obtenu quelque 31% des suffrages exprimés, arrivant à la seconde position, dénonce des fraudes massives dans plusieurs bureaux de vote du pays, mais appelle ses partisans au calme. Les violences post-électorales de 2011 sont encore dans les mémoires.

Par Souleymane Baba Tounde
Le 20/10/2015 à 16h43