La cheffe de file de l’extrême droite avait conditionné sa candidature à l’absence de condamnation au port d’un bracelet. Elle doit s’exprimer au journal de 20h de TF1.
«L’exécution de cette peine (d’inéligibilité) depuis le 31 mars 2025 a d’ores et déjà réparé l’atteinte à la probité», a déclaré la présidente Michèle Agi.
Marine Le Pen avait été condamnée en première instance à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, c’est-à-dire immédiate, ce qui l’empêchait d’être candidate à la présidentielle.
En préambule, la cour a indiqué que les peines d’inéligibilité prononcées ont été pondérées par «la liberté des candidatures» et «le libre choix des électeurs», «condition de l’expression démocratique»
Au titre de peine principale, la cour d’appel a condamné Marine Le Pen à trois ans de prison dont deux avec sursis. Elle a ordonné que la partie ferme soit purgée sous surveillance électronique.
La patronne du RN a été reconnue coupable des infractions de détournements de fonds publics européens, en sa qualité d’eurodéputée, et complicité de détournements de fonds publics, au titre de présidente du parti.
Elle devra aussi s’acquitter d’une amende de 100.000 euros.
Le RN a été condamné à deux millions d’euros d’amende, dont un million avec sursis.
Le maire de Perpignan Louis Aliot a été condamné un an de prison et deux ans d’inéligibilité, le tout avec sursis, ce qui lui permet de conserver sa mairie à la tête de laquelle il a été renconduit en mars.




