À Dublin, Donald Trump plaide pour une «Irlande unifiée»

Le président américain Donald Trump assiste à une partie de golf au Trump International Golf Links de Doonbeg, dans le comté de Clare, en Irlande, le 12 septembre 2026. (PHOTO: REUTERS)

Le président américain a pris Irlandais et Britanniques de court samedi en affirmant à Dublin qu’il serait «fantastique» de voir l’Irlande «unifiée». Rompant avec la neutralité traditionnellement observée par Washington sur ce dossier sensible, il a ajouté qu’une réunification de la République d’Irlande et de l’Irlande du Nord, qui appartient au Royaume-Uni, «finirait par arriver».

Le 13/09/2026 à 07h35

Le président américain a créé la surprise samedi à Dublin en déclarant qu’il serait «fantastique» de voir un jour l’Irlande «unifiée». Une prise de position qui rompt avec la prudence traditionnellement observée par Washington sur cette question particulièrement sensible. Il a même estimé que la réunification de la République d’Irlande et de l’Irlande du Nord, actuellement rattachée au Royaume-Uni, aura bien lieu un jour.

Londres a renvoyé aux déclarations du Premier ministre britannique Andy Burnham, pour qui le rattachement de l’Irlande du Nord à la République d’Irlande n’est «pas d’actualité». En vertu de l’accord du Vendredi saint de 1998, un référendum peut être organisé si les autorités britanniques estiment qu’une majorité de Nord-Irlandais est susceptible d’approuver la réunification.

Après avoir rencontré la présidente irlandaise Catherine Connolly et le Taoiseach, Micheál Martin, Donald Trump a rejoint le complexe de golf portant son nom à Doonbeg, sur la côte ouest de l’île. Il doit assister dimanche à la dernière journée de l’Open d’Irlande, principale raison de sa venue, avant de quitter le pays dans la soirée.

Micheál Martin lui a assuré que les habitants de Doonbeg, une bourgade de 784 habitants, étaient «très reconnaissants» de l’investissement réalisé par sa famille et que celle-ci était «la bienvenue».

Sécurité renforcée

Donald Trump voyage avec ses deux fils, Eric et Donald Jr, qui supervisent les affaires familiales depuis son retour à la Maison-Blanche. Ancien magnat de l’immobilier, le président n’a pas manqué de vanter son établissement, présenté comme «l’un des meilleurs parcours du monde».

Il a également salué les golfeurs irlandais Shane Lowry et Rory McIlroy. Lowry, auteur d’une carte de 65 samedi lors du troisième tour, abordera la dernière journée avec quatre coups d’avance. Donald Trump, dont la présence offre une visibilité exceptionnelle au tournoi, pourrait remettre lui-même le trophée. Quelque 40.000 spectateurs sont attendus pendant le week-end.

Le parcours, aménagé dans les dunes du comté de Clare, a été visé à deux reprises par des militants pro-palestiniens au cours des dix-huit derniers mois. Environ 4.000 membres des services de sécurité irlandais et américains ont été mobilisés, avec notamment des tireurs d’élite, des brouilleurs de signaux et des technologies antidrones.

Entre deux parcours de golf

Le président joue presque tous les week-ends dans l’une des propriétés de sa famille. Son complexe de Doral, près de Miami, doit accueillir en décembre le sommet annuel du G20. Ce mélange entre responsabilités publiques et intérêts commerciaux nourrit des ressentiments formulées par l’opposition démocrate, que Donald Trump rejette.

Selon ses déclarations financières, il a déclaré plus de 2 milliards de dollars de revenus en 2025, contre un peu plus de 600 millions en 2024. Ces montants correspondent à des revenus déclarés. Ses parcours de golf et ses complexes hôteliers ont généré un peu plus de 500 millions de dollars en 2025, en hausse de 15%.

La Maison-Blanche assure qu’aucun conflit d’intérêts n’existe et rappelle que la gestion des actifs a été confiée à ses enfants. Donald Trump demeure toutefois bénéficiaire de la fiducie qui perçoit ces revenus.

Par Le360 (avec AFP)
Le 13/09/2026 à 07h35