Vidéo. Nouveau scandale de France 24: le Maroc réagit officiellement

France 24 confond les événements d'Al Hoceima et ceux du Venezuela. . DR

Après la récente diffusion par France 24 arabophone de séquences truquées sur les manifestations d'Al Hoceima, exploitant des images concernant le Venezuela, le Maroc réagit officiellement.

Le 15/07/2017 à 13h57

Dans une lettre de protestation, Mohamed Laârej, ministre de la Culture et de la communication, a exprimé à Marie-Christine Saragosse, présidente-directrice générale de France Médias Monde "l'indignation" du Maroc après que France 24 arabophone a diffusé lors de l’un de ses journaux télévisés du 11 juillet 2017, des séquences sur la situation dans la ville d’Al Hociema, "truffées sciemment d’images sur le climat de tension au Venezuela".

Dans la lettre dont le360 détient copie, le ministre marocain a rappelé que "ces images qui montraient des manifestants vénézuéliens et présentés comme étant de jeunes marocains poursuivis par les forces de l’ordre dans la ville d’Al Hoceima au nord du Maroc, ont visé à semer la confusion et à induire les téléspectateurs de la chaîne en erreur".

Tout en condamnant vigoureusement ce comportement trompeur, le ministre estime que "ce que vient de commettre la chaîne France 24 est en contradiction totale avec les règles de profession les plus élémentaires que tout média, soucieux de la transparence et de l’objectivité des informations qu’il diffuse, est tenu de respecter". Et d'ajouter que "compte tenu de la responsabilité juridique et morale avérée de la chaîne dans cette affaire condamnable à plus d’un titre, le ministère de la Culture et de la communication du gouvernement du Royaume du Maroc exige de remédier à cette situation et de réparer l’erreur professionnelle commise, par France 24, en prenant toutes les dispositions nécessaires afin de rétablir la vérité et de présenter les excuses qu’il faut au Maroc et aux téléspectateurs induits en erreur".

A noter que France 24 arabophone n'en est pas à sa première "gaffe délibérée" commise envers le Maroc. 

Par Mohamed Chakir Alaoui
Le 15/07/2017 à 13h57