Statistiques monétaires: les entreprises de plus en plus dépendantes des facilités de trésorerie

Des billets et des pièces de monnaie.  . DR

Revue de presseKiosque360. Les statistiques monétaires que vient de publier Bank Al-Maghrib font ressortir plusieurs enseignements. Hausse de la masse monétaire, progression de la circulation fiduciaire, accroissement des dépôts à vue... Cet article est une revue de presse tirée du journal Les Inspirations ÉCO.

Le 31/01/2022 à 23h29

La situation monétaire en 2021 a été bonne. Pour preuve, le rythme de croissance annuelle de l'agrégat monétaire M3, qui représente la masse monétaire, a marqué une hausse de 5,2% en décembre 2021 après 7,1% un mois auparavant. C'est ce que rapporte Les Inspirations ÉCO dans son édition du 1er février.

Se basant sur les données de Bank Al-Maghrib (BAM), le quotidien attribue cette hausse principalement à la «progression de la circulation fiduciaire de 6,5% contre 5,8%». Dans ce sillage, il remarque un accroissement des comptes à terme de 0,6% après 4,6%, une progression des dépôts à vue auprès des banques de 7,6% après 7,5%. Ce qui «reflète une mobilisation soutenue de l'épargne». De plus, l’épargne permet de «bénéficier de taux d’intérêt attractifs.

Parallèlement, le journal relève une stagnation de la progression des facilités de trésorerie à 9,6%. Ces crédits à court terme accordés aux entreprises ou aux particuliers par les établissements bancaires. Ils permettent, notamment pour les entreprises de disposer provisoirement de la trésorerie nécessaire pour son fonctionnement, sous réserve d'un remboursement à court terme. Plusieurs types de crédit de trésorerie existent comme la facilité de caisse et le découvert bancaire. Le quotidien affirme que «les entreprises sont de plus en plus dépendantes des facilités de trésorerie pour plusieurs raisons, notamment la problématique des délais de paiement».

Plus globalement, Les Inspirations ÉCO constate que le crédit au secteur non financier recouvre «un accroissement de 2,7% contre 2,3% des crédits à la consommation, de 2,7% contre 2,8% des prêts immobiliers, une accentuation de la baisse des concours à l’équipement à 4,4% contre 1,5% et une stagnation de la progression des facilités de trésorerie à 9,6%». Il note que les créances en souffrance ont ralenti leur rythme de progression annuelle à 4% en décembre contre 5,8% en novembre avec un taux des créances en souffrance s’établissant à 8,4%.

Par Rachid Al Arbi
Le 31/01/2022 à 23h29