Plan de relance du tourisme: les professionnels avancent leurs pions

Un avion de tourisme. (Photo d'illustration)

Un avion de tourisme. (Photo d'illustration) . AFP

Revue de presseKiosque360. Bien qu’il soit encore trop tôt pour parler de reprise, les professionnels du tourisme préparent déjà l’après-Covid-19 pour ne pas rater le coche.

Le 07/04/2020 à 21h20

La crise est profonde et, bien qu'elle ne soit pas finie, les professionnels du tourisme pensent déjà à la reprise. Secteur sinistré par la pandémie du Covid-19, le secteur touristique est à l’agonie. Ainsi, dans sa livraison du jour, L’Economiste s’intéresse aux différents scénarios qui pourraient être mis en œuvre pour relancer le tourisme marocain.

Pour Othmane Chérif Alami, PDG d'Atlas Voyages, même s’il est, certes, trop tôt pour parler de reprise, il n’en demeure pas moins qu’il est l’heure de commencer à étudier les différentes pistes de relance. Fin connaisseur du secteur, il estime que le Maroc doit suivre les tendances de ses marchés clients et les mouvements de frontières. «A titre d’exemple, la France va contrôler les flux entrants au niveau sanitaire jusqu’au mois d’octobre. Alors, la reprise dépendra justement de la capacité aérienne et de l’ouverture des frontières. Ce qui est sûr, c’est que nous ne retrouverons le rythme de 2019 que dans 3 à 5 ans», explique-t-il. Pour lui, le scénario le plus optimiste est une reprise en juillet/août et septembre pour le tourisme des loisirs, avec une estimation de 50% de moins par rapport à 2019. «Le tourisme d’affaires reprendra à partir d’octobre et novembre et Marrakech, dans les deux cas, sera toujours privilégiée. Nous avons déjà des prémisses de confirmation pour ce segment», précise Othmane Chérif Alami.

Le spécialiste souligne aussi qu’entre mars et fin juin 2020, la perte du secteur en nombre de touristes pourrait atteindre 4 à 5 millions de touristes. Et ce sont surtout les PME et TPE du secteur qui subiront la majeure partie des conséquences de cette situation. En ce qui concerne les mesures à prendre, Othmane Chérif Alami estime qu’elles doivent être de quatre ordres. «Dans un premier temps, un budget de soutien à la digitalisation, à la commercialisation et au marketing. En deuxième lieu, une action sur la TPT et la taxe de séjour, et ce du 1er juillet 2020 au 31 décembre 2021. L’idée est de ne verser que 50% de ces taxes à l’office et aux communes afin de mener des actions de co-marketing avec les tour-opérateurs d’une part, et de l’autre renforcer les activités culturelles dans les établissements et les quartiers avec de l’animation de proximité», soutient-il.

Rachid Dahmaz, président du CRT Agadir, estime également qu'il est primordial de commencer à préparer l’après-crise. «La Tunisie et l’Egypte se préparent à l’après-Covid-19 et nous devons en faire autant pour ne pas rater le coche», souligne-t-il. Quant à Hamid Bentahar, président du CRT Marrakeck, il pense qu'il est encore trop tôt pour parler de reprise: «Le plus important aujourd’hui est la santé des Marocains», affirme-t-il.

Par Ismail Benbaba
Le 07/04/2020 à 21h20

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En tant que propriétaire d'hôtel, il n'y a aucun problème, et si les salaires sont versés par l'état, que demander de plus. Mais pour la plupart, ils ne pourront pas tenir, sachant qu'une petite maison d'hôtes crée 3 ou 4 emplois fixes, et un petit hotel comme le mien à la campagne de 10 chambres crée 22 emplois fixes, sans compter les emplois non déclarés (ramassage des olives, extras en jardin, poubelles) et les transports (taxis) achats, restaurants en médina, tapis.... Un hotel de 10 chambres... Que faites vous pour l'emploi? Alors des hoteliers vont fermer leurs portes. Je pense qu'une reprise tempérée, calculée, tests à l'aéroport, tests des employés, gestes barrières, protections (masques et gel), est la seule manière intelligente d'aborder le problème bien qu'on ne peut être que d'accord avec vous sur la santé des marocains, c est évident. Mais le stop and go est également une autre forme de penser, quid des accidents de la route (il ne doit pas y avoir les 300 morts par jour en ce moment) et des maladies dues à la mauvaise nutrition (le diabète mais aussi les maladies cardio vasculaires) à mettre bien sur aussi en rapport, je ne parle même pas de la pollution. En tout cas, je pense qu'on espère une reprise dès septembre pour la plupart d'entre nous, intelligente et pondérée, Emirates organise très bien des tests dès aujourd'hui en 10 minutes. Réveillons nous.

Bonjour, L ignorance frappe par tout, sachez messieurs que vous avez au moins 18 mois, avant de commencer ce genre d etudes, 18 mois ? Et je suis très optimiste .Bonne chance, pensez en premiers lieux a aider les marocains en difficulté aujourd'hui, les touristes eux reviendront un jour incha allah !

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