Plan d’accélération industrielle: Moulay Hafid Elalamy fait le point devant les députés

Moulay Hafid Elalamy, ministre de l'Industrie, du commerce, de l’économie verte et numérique. . DR

Revue de presseKiosque360. Pour le ministre de l’Industrie, le Plan d’accélération industrielle est sur les bons rails et porte ses fruits. Il a aussi appelé les opérateurs du secteur privé à montrer plus d’engouement sur certains projets.

Le 24/06/2021 à 22h43

Les perspectives de développement sont prometteuses pour l’industrie marocaine, estime Les Inspirations Eco dans sa livraison du jour. Le quotidien, qui revient sur le récent passage du ministre de l’Industrie, Moulay Hafid Elalamy, à la Chambre des représentants, rapporte que le responsable gouvernemental a exprimé son optimisme devant la Commission des secteurs productifs sur l’avenir du secteur, et ce grâce à la dynamique apportée par le plan d’accélération industrielle ces dernières années, en dépit des contraintes.

Les Inspirations Eco font ainsi remarquer que de 2014 à décembre 2020, quelque 565.483 postes d’emploi ont été créés dans ce secteur. Pour le ministre, il s’agit là d’un exploit. Toutefois, le quotidien note que ces chiffres sont sujets à de nombreux débats entre le HCP, qui avance ses statistiques et le gouvernement qui avance aussi les siennes.

Cependant, on ne peut nier que les indicateurs sont au vert. Le journal cite en exemple les performances de l’industrie automobile, avec plus de 80 milliards d’exportation en 2019, et la valeur ajoutée qui est passée de 28% à 60%. Les Inspirations Eco ajoute aussi que le Maroc est devenu très compétitif en termes de coûts de production, et figure dans le top 3 mondial, après l’Inde et la Chine. Et le royaume entend poursuivre sa progression pour davantage mieux faire dans les prochaines années.

On apprend que dans la liste des objectifs fixés, il est question d’atteindre un taux d’intégration de 80% dans le secteur automobile et un volume d’exportations dépassant les 240 milliards de DH. Notons que l’enjeu actuel est de capitaliser sur les acquis et fixer des objectifs encore plus ambitieux d’autant plus que le manque à gagner est très grand.

«En six mois, on a pu atteindre quelque 35,5 milliards de DH en matière de substitution au lieu des 34 milliards de DH visés au départ. Une prouesse rendue possible grâce à la batterie de mesures mises en place, dont une banque de projets, des business-plans, des subventions pour les nouveaux investisseurs, une mise en contact avec des co-investisseurs potentiels», détaille Les Inspirations Eco, ajoutant que le textile, les transports, les industries mécaniques et métallurgiques, la plasturgie ou encore l’agroalimentaire sont concernés.

Il est à souligner que jusque-là, 8 régions sur les 12 ont déjà adhéré à la politique de substitution. Le journal estime aussi que la balle est désormais dans le camp des opérateurs du secteur privé, ajoutant que l’autre défi de taille porte sur la décarbonation de l’industrie.

Par Ismail Benbaba
Le 24/06/2021 à 22h43