Phosphate: le Japon se tourne vers le Maroc pour sécuriser ses approvisionnements

Takebe Arata, vice-ministre japonais de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche lors d'une visite de travail à Rabat, le lundi 16 mai 2022. . Brahim Moussaaid / Le360

Le 16/05/2022 à 20h25

VidéoLe Japon, via son vice-ministre de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche, Takebe Arata, qui effectue depuis lundi 16 mai 2022 une visite de travail à Rabat, a fait part de sa décision d’importer prochainement une grande quantité de phosphate et d’engrais pour assurer sa production agricole.

«Le Maroc est une puissance mondiale de phosphate et c’est pour cette raison que mon pays est intéressé par l’importation d’une grande quantité d’engrais», a affirmé le vice-ministre japonais lors d’un bref point de presse à Rabat suite à ses entretiens, notamment avec son homologue marocain, Mohamed Sadiki, et la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali. 

Le responsable japonais n’a précisé ni la quantité des importations japonaises de phosphates, ni les dates de livraisons par le Maroc. «Nous souhaitons importer ces phosphates pour enrichir la production agricole de la prochaine saison de l’automne», a-t-il simplement annoncé.

Il faut signaler que le Maroc dispose du plus large potentiel de phosphates dans son sous-sol qui recèlerait, selon une étude, quelque 5,7 milliards de tonnes, soit près de 40% des réserves mondiales qu’il partage avec la Chine et les Etats-Unis. 

Le Maroc est lié au Japon par des accords de coopération dans les domaines notamment de l'agriculture et de la pêche maritime. Le partenariat agricole vise notamment la formation en mécanisation agricole et professionnelle, le conseil agricole, le développement hydro-agricole, le développement des communautés rurales et l’amélioration du système d'irrigation. 

Sur le volet de la pêche maritime, le Japon a financé une multitude de projets, comme la formation maritime, la recherche scientifique, le soutien à la pêche artisanale et la coopération en matière de chantiers navals.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Brahim Moussaaid
Le 16/05/2022 à 20h25