Le Maroc s’impose comme le nouveau géant de la myrtille

Des barquettes de myrtilles produites au Maroc. (Photo d'illustration)

Revue de presseDopée par une campagne d’exportation record dépassant les 100.000 tonnes, la filière marocaine de la myrtille franchit un cap historique. Malgré les aléas climatiques du début d’année, le Royaume s’est hissé au 5e rang des producteurs mondiaux et s’apprête à porter la croissance globale du secteur à l’horizon 2029. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien L’Economiste.

Le 02/09/2026 à 19h59

L’industrie marocaine de la baie bleue signe une percée historique sur la scène internationale. Dans son rapport annuel publié ce mois d’août, l’Organisation internationale de la myrtille qualifie le Royaume d’acteur majeur à l’échelle globale. À la faveur d’une campagne record en 2025 caractérisée par un bond de 27% des expéditions sur un an, le Maroc a dépassé le Mexique et l’Espagne pour s’installer au cinquième rang des producteurs mondiaux, tout en menaçant directement la quatrième place occupée par le Chili. «Au-delà des volumes, la perception qu’ont les importateurs étrangers de la qualité des fruits marocains demeure particulièrement favorable», rapporte le quotidien L’Economiste dans son édition du jeudi 3 septembre.

Cette ascension se reflète nettement dans les performances comptables de la filière. La production marocaine a atteint 84 940 tonnes en 2025, un chiffre largement surpassé lors de la campagne agricole 2025-2026. Selon les données communiquées par Morocco Foodex, les exportations globales du pays ont franchi le cap des 102.141 tonnes, dont 92.510 tonnes de fruits frais et 9.631 tonnes de produits transformés, enregistrant une progression de 7% par rapport à l’exercice précédent. Le Royaume consolide ainsi sa quatrième place au classement des plus grands exportateurs de la planète. «En valeur financière, le bassin de production méditerranéen associant l’Afrique du Nord et le sud de l’Europe dépasse désormais 1,1 milliard de dollars, soit plus de 10,2 milliards de dirhams, avec un leadership affirmé du Maroc et de l’Espagne», note L’Economiste.

Cette moisson remarquable témoigne de la solidité du secteur face aux tourments météorologiques. Entre novembre 2025 et janvier 2026, de fortes pluies et des vagues de froid ont sévi dans le nord du pays, tandis que des rafales de vent ont dégradé les structures métalliques et les bâches de serre dans le Sud. Malgré des pertes qui ont freiné l’objectif de croissance initiale de 20%, les exportations n’ont fléchi que modérément en février et mars, avant de repartir à la hausse dès avril.

Pour maintenir ce cap, les acteurs majeurs du secteur, experts et fournisseurs de technologies venus du Chili, du Pérou, d’Espagne ou du Royaume-Uni se réuniront à Tanger le 16 septembre dans le cadre du Séminaire international de la myrtille et des fruits rouges. Cet événement permettra de faire le point sur l’efficience hydro-agricole, l’adaptation climatique et la compétitivité. L’enjeu est colossal: alors que la production mondiale devrait dépasser 3,36 millions de tonnes d’ici 2029, le Maroc s’impose comme le principal moteur de croissance de la zone Europe-Moyen-Orient-Afrique, avec une hausse projetée de sa production de près de 70%.

Par La Rédaction
Le 02/09/2026 à 19h59