La Zone d’activités économiques de Fnideq prend forme, pour contrer la contrebande à Bab Sebta

La Zone d'activités économiques de Fnideq permettra à terme d'employer plus de 16.000 personnes qui travaillaient pour des réseaux de contrebande, essentiellement des femmes. . Saïd Kadry / Le360 (capture image vidéo)

Deux années ont suffi pour absorber l’impact de la décision historique de mettre fin au trafic de contrebande au point de passage de Bab Sebta. La nouvelle Zone d’activités économiques (ZAE) de Fnideq a déjà accueilli ses premiers locataires.

Le 30/05/2022 à 08h43

Première du genre au niveau national, la nouvelle Zone d’activités économiques (ZAE) de Fnideq, située à une vingtaine de kilomètres du premier port de l’Afrique et de la Méditerranée, offrira des opportunités d’emplois à plus de 16.000 personnes qui travaillaient pour des réseaux de contrebande, essentiellement des femmes.

Avec ses infrastructures et ses équipements aux normes internationales, la première tranche de cette ZAE, d’une superficie de 10 ha, est constituée de 76 entrepôts en plus de toutes les commodités et installations communes nécessaires à son fonctionnement.

Ce projet, qui s’inscrit dans le cadre du programme de développement économique et social de la province de Tétouan et de la préfecture de M’diq-Fnideq, a nécessité la mobilisation d’une enveloppe budgétaire de plus de 200 millions de dirhams, indique un communiqué.

Il s’agit du résultat d’un partenariat signé en février 2020 entre le ministère de l’Intérieur, celui de l’Economie et des Finances, celui de l'Industrie et du Commerce, le conseil de la Région, l’Agence pour la promotion et le développement du Nord, l’Agence spéciale Tanger Med, la wilaya de la région Tanger-Tétouan-Al-Hoceima, la préfecture de M’diq-Fnideq, l’Administration des douanes et impôts indirects et le centre régional d’investissement de la région.

Par ailleurs, une unité industrielle de recyclage de textiles, construite sur une superficie de 1.500 m2 a été créée à Tetouan. «Karama recyclage» est la deuxième usine du genre après celle de Nador. L'unité emploie aujourd’hui plus de 560 ex-«femmes-mulets», qui travaillaient auparavant dans la précarité et l’illégalité.

Par Said Kadry
Le 30/05/2022 à 08h43