Investissement à l’étranger: un potentiel important peu exploité

Les établissements publics marocains ont maintenu la même dynamique en termes d’investissement et d’engagement par rapport à 2019.  . Josh Appel - Unsplash

Revue de presseKiosque360. A travers les récentes mesures mises en place, l’Office des changes vise à encourager l’internationalisation des entreprises. Les PME nationales seront-elles en mesure d’exploiter les opportunités offertes par le marché international ? Cet article est une revue de presse tirée du journal Les Inspirations ECO.

Le 06/01/2022 à 03h00

L’Office des changes poursuit ses efforts pour encourager les entreprises à investir à l’étranger. Les Inspirations ECO rapporte, dans son édition du 6 janvier, que l’institution a procédé récemment au relèvement du plafond des fonds destinés à l’internationalisation de l’investissement marocain à 200 millions de dirhams. Il rappelle également la mise en place des facilités pour accompagner le développement des entreprises à l’étranger, aussi bien en matière d’investissement que d’importations de services réglées par carte de paiement, en portant le montant à 1 million de dirhams au lieu de 500.000 dirhams.

Le quotidien note que «beaucoup d’entrepreneurs hésitent à sortir du confort du marché national». En effet, si le Maroc s’est imposé en Afrique en tant qu’acteur majeur d’investissement, à travers une politique d’ouverture à destination du continent africain, qui a été adoptée au cours des dernières années, encourageant les groupes nationaux qui interviennent dans plusieurs secteurs (banques, assurances, bâtiments, télécommunications…), il reste encore du chemin à faire.

Et pour cause, le journal avance des difficultés liées à la communication et au manque de savoir-faire dans le domaine des activités internationales, à l’identification des partenaires appropriés ou à l’évaluation du potentiel de marché et même au manque d’expérience et d’information stratégique. D’où l’importance de favoriser l'accès à l'information.

Près 1.504 PME opèrent désormais sur le continent africain. "Pour que ce nombre augmente, il est crucial que les PME arrivent à faire face aux problèmes liés au manque d’information, à l’absence d’une démarche de prospection structurée, à la faible compétitivité et aux difficultés de financement, qui entravent leur expansion dans le continent", souligne le quotidien qui déplore "un manque criard d’accompagnement des entrepreneurs marocains qui veulent se développer à l’étranger". Et d'ajouter, "Ils ont même du mal à trouver des interlocuteurs au niveau des ambassades. De quoi en décourager plus d’un".

Par Rachid Al Arbi
Le 06/01/2022 à 03h00