IFC : une ligne de crédit vert de 200 millions de dollars pour le Maroc

Globe terrestre posé sur de la verdure (photo d'illustration). . DR

Revue de presseLa Société financière internationale (IFC) débloque une ligne de crédit vert de l’ordre de 200 millions de dollars en faveur de différents secteurs d’activité dans l’objectif de promouvoir une économie durable. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Les Inspirations Eco.

Le 10/10/2023 à 20h50

L’annonce a été faite en marge des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale qui se tiennent à Marrakech. La Société financière internationale (IFC) débloque une ligne de crédit vert de l’ordre de 200 millions de dollars au Maroc, à travers quatre projets, pour soutenir la sécurité alimentaire, l’accès au financement, l’agriculture durable et la construction au Maroc et dans d’autres régions d’Afrique, précise le quotidien Les Inspirations Eco dans son édition du mercredi 11 octobre. «Ce financement contribuera également au soutien de la stratégie de redressement économique du Royaume à la suite du tremblement de terre dévastateur qu’a connu le pays récemment», lit-on.

Le premier projet porte sur un financement de l’ordre de 106 millions de dollars au profit du groupe OCP, le plus important producteur mondial d’engrais à base de phosphate. Ce prêt est destiné à financer son ambitieux programme de centrales solaires et à contribuer à l’écologisation des systèmes alimentaires mondiaux. Ce projet permettra de développer les deux centrales solaires de Benguerir et Khouribga, lesquelles seront en mesure de fournir des sources fiables d’énergie sans carbone, ce qui permettra de développer une activité plus durable.

Dans la même perspective, une autre convention a été conclue avec Ciments de l’Afrique (CIMAF), portant sur un prêt vert de 45 millions de dollars. Ce dernier vise à soutenir la production de ciment bas carbone en Afrique à travers la construction d’une usine de production d’argile calciné au Burkina Faso, ainsi que le financement du projet solaire photovoltaïque pour trois filiales de CIMAF au Tchad, au Burkina Faso et au Mali.

La convention comprend également un mécanisme de partage des risques de 36 millions de dollars mis en place avec la Banque centrale populaire (BCP) et la Compagnie marocaine de goutte-à-goutte et de pompage (CMGP). Ce projet est destiné aux agriculteurs et aux PME afin de financer de nouveaux systèmes d’irrigation et d’équipement solaire pour une utilisation plus efficiente de l’eau, contribuant à la réduction de gaz à effet de serre.

La fintech n’est pas en reste. Cette convention permet également d’allouer une prise de participation de 10 millions de dollars, en partenariat avec Mediterrania Capital, au capital du fournisseur de services financiers CASHPLUS, dans le but de favoriser l’inclusion financière et l’accès aux services financiers.

Par Nabil Ouzzane
Le 10/10/2023 à 20h50