Croissance: un léger frémissement mais beaucoup reste à faire

Après un début d’année au ralenti, l’économie nationale montre quelques signes de reprise au cours du deuxième trimestre.. DR

Revue de presseAprès un début d’année au ralenti, l’économie nationale montre quelques signes de reprise au cours du deuxième trimestre, malgré les défis agricoles et les pressions inflationnistes. Cet article est une revue de presse tirée de L’observateur du Maroc et d’Afrique.

Le 08/07/2024 à 21h50

Dans sa note de conjoncture relative au deuxième trimestre 2024, le Haut-commissariat au plan (HCP) estime que l’économie nationale a progressé de 2,9% en variation annuelle, contre 2,5% au premier trimestre. «Cela serait lié principalement à une demande intérieure plus soutenue, stimulée par un calendrier favorable aux dépenses de consommation», écrit le magazine L’observateur du Maroc et d’Afrique.

L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation a diminué à 0,7% au deuxième trimestre 2024, principalement en raison de la baisse des prix des produits alimentaires. Les prix des produits non-alimentaires ont néanmoins augmenté de 1,5%.

«La valeur ajoutée agricole a également diminué de 4,9% au deuxième trimestre 2024, principalement en raison des impacts de la sécheresse sévère sur les grandes cultures. La production de blé et d’orge a chuté respectivement de 44,4% et 51%», souligne le magazine.

Pour la valeur ajoutée des industries extractives, le HCP note qu’elle a augmenté de 15,6% au deuxième trimestre 2024, grâce à la progression des ventes extérieures de minerais non métalliques et à une relance de la demande des industries locales de transformation.

La construction a connu une hausse de 3%, tirée par les travaux publics et une reprise de la production de logements, avec une hausse de 20% des ventes de ciment. Les industries manufacturières ont également repris de la vigueur, affichant une croissance de 3,5%, grâce à la chimie, la métallurgie, et la fabrication d’articles électroniques et optiques.

La demande extérieure nette est restée négative au deuxième trimestre 2024, avec une contribution de -0,9 point. Les exportations de biens ont progressé de 6,4%, tirées par l’automobile, les phosphates et dérivés, et l’aéronautique. «Les importations de biens ont augmenté de 11,8%, entraînant un creusement du déficit de la balance commerciale», relève encore L’Observateur.

Pour le troisième trimestre 2024, la croissance économique est prévue à 3,2%, grâce à un soutien accru de la demande dans les industries manufacturières et les services d’hébergement.

La croissance mondiale devrait, quant à elle, s’accélérer, avec une reprise dans les économies avancées et une croissance consolidée dans les pays émergents.

Par Nabil Ouzzane
Le 08/07/2024 à 21h50