Casablanca se dote de la première cité de l’intelligence artificielle en Afrique

Des serveurs GPU estampillés Nvidia, symboles de la course au calcul IA.

Revue de pressePorté par un investissement massif du géant américain Nvidia, le Maroc s’apprête à accueillir le premier noyau d’une ville intelligente entièrement gérée par l’intelligence artificielle dans la région de Casablanca, marquant un tournant historique pour l’infrastructure numérique et le développement technologique du continent africain. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 23/09/2026 à 20h10

L’âge du futur s’ouvre aux portes de Casablanca avec l’implantation de la première ville de l’intelligence artificielle au Maroc, un projet d’envergure porté par le géant américain Nvidia. La métropole économique s’apprête ainsi à accueillir le premier noyau d’une ville intelligente située dans ses environs, s’imposant comme la toute première cité en Afrique et dans le monde arabe entièrement gérée par les technologies de l’intelligence artificielle. Cette initiative stratégique vise à positionner le Maroc en tant que carrefour régional de premier plan pour les infrastructures numériques avancées sur le continent, relaie le quotidien Al Ahdath Al Maghribia de ce jeudi 24 septembre.

Dans le cadre de cette implantation, Nvidia a annoncé le lancement d’un programme national de formation et de certification destiné aux ingénieurs, chercheurs, étudiants et professionnels désireux de se spécialiser dans les technologies de l’intelligence artificielle. Ce programme complet couvrira des domaines de pointe tels que les systèmes Nvidia DGX et Enterprise, la programmation CUDA, l’apprentissage profond, l’intelligence artificielle générative, la science des données et l’apprentissage automatique.

L’infrastructure technologique déployée permettra également de proposer des solutions de pointe pour les secteurs de la santé, de la finance, de l’énergie et de l’éducation, tout en assurant des capacités d’exécution pour des simulations scientifiques et des ingénieries complexes de haute performance.

Le projet ne se limite pas à la mise à disposition d’une infrastructure technique de pointe, puisqu’il prévoit également la création de deux supercalculateurs d’intelligence artificielle près de Casablanca, communément appelés usines d’intelligence artificielle. Ces centres de données de nouvelle génération fonctionneront entièrement grâce aux énergies renouvelables. Dans une publication officielle parue le 21 septembre, Nvidia a souligné que ce choix stratégique a été motivé par la stabilité politique du pays, la qualité de ses infrastructures de télécommunications, sa connectivité en plein essor et sa position géographique privilégiée reliant l’Afrique et l’Europe, écrit Al Ahdath Al Maghribia.

L’un des projets phares, mené en partenariat avec la société Technopolis, filiale de la Caisse de Dépôt et de Gestion, ambitionne d’étendre les capacités du cloud computing de l’entreprise vers le Maroc, l’Égypte et le Nigéria. Les investissements initiaux de Nvidia dans ce cadre s’élèvent à 720 millions de dollars. Parallèlement, un second projet d’envergure, baptisé Nexus AI Factory, surpasse largement le premier par son ampleur. Réalisé en partenariat avec le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration ainsi que l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations, ce projet représente un investissement direct de 1,2 milliard de dollars. Cette structure titanesque visera à atteindre une capacité opérationnelle de 500 mégawatts, alimentée par des processeurs Blackwell de toute dernière génération.

L’approvisionnement énergétique de cette infrastructure monumentale sera garanti par la société Taqa Morocco, qui veillera à fournir l’énergie renouvelable nécessaire au fonctionnement de ces installations. Bien que la localisation exacte de la future structure Nexus AI Factory et la date précise de son entrée en service n’aient pas encore été officialisées, les retombées annoncées s’annoncent majeures pour le continent. Cette infrastructure permettra aux entreprises et aux développeurs africains d’exécuter et d’entraîner des modèles d’intelligence artificielle directement sur des serveurs situés en Afrique, marquant ainsi un tournant historique dans l’autonomie technologique de la région.

Par La Rédaction
Le 23/09/2026 à 20h10