Musique: le pari, difficile mais réussi, de Marouane Hajji avec «Hadra Jazz»

Le chanteur Marouane Hajji, sur la scène du Megarama Casablanca, à l'occasion de son spectacle Hadra Jazz, le 15 mars 2024.

Le 17/03/2024 à 10h03

VidéoLe chanteur Marouane Hajji peut enfin respirer. Son projet musical «Hadra Jazz», qu’il a préparé pendant au moins six mois, a enfin été présenté au public. Le premier concert de sa tournée a eu lieu hier vendredi 15 mars au Mégarama de Casablanca. Le360 y était.

Marouane Hajji a démarré la tournée de son spectacle «Hadra Jazz». Un projet musical novateur, mais qui constituait pour lui une source de stress, jusqu’à ce qu’il voie de ses propres yeux l’accueil qui lui a été réservé, hier vendredi 15 mars, au Mégarama de Casablanca. Une salle comble, un public conquis.

Le chanteur, dont la carrière est longue d’au moins une vingtaine d’années dans la musique soufie et spirituelle marocaine, était conscient que la fusion entre la Hadra et le Jazz serait une entreprise difficile.

D’ailleurs, lorsqu’il prend la parole sur scène, en cette première date de sa tournée dans plusieurs villes du Maroc, il ne cache pas son inquiétude quant à la difficulté du projet de fusion dans lequel il se lançait pour la première fois. Le public, son interaction, son énergie positive, très palpable hier soir, ont fini par le rassurer.

Ce qui a réellement tenu en haleine les spectateurs pendant une heure et demie, des inconditionnels pour la plupart, c’est cette assurance de l’artiste, et son sourire qui ne l’a pas quitté tout au long de ce concert préparé pendant au moins six mois.

Marouane Hajji a réussi à canaliser cette anxiété qui l’a accompagné durant toute la période qui a précédé la présentation de ce projet musical. Ont évolué sur scène 24 musiciens, une mise en scène visuelle originale et des artistes Aissawa avec lesquels Marouane Hajji a partagé des pas de danse, dans l’harmonie la plus totale. Par ailleurs, la fusion avec la musique jazz ne s’est réellement opérée que vers la fin du spectacle, les premiers morceaux étant beaucoup plus puisés dans le registre classique et celui de la musique andalouse plutôt que dans le jazz.


Par Qods Chabâa
Le 17/03/2024 à 10h03