Il est paradoxal que, n’ayant pas reconnu à Évian le principe de la double nationalité ni le droit de la «minorité» européenne à y prétendre, le régime algérien réclame aujourd’hui la défense des «minorités» algériennes, binationales ou même françaises — puisque les descendants d’Algériens de troisième génération sont uniquement français — au cas où leurs droits seraient menacés en 2027, alors même qu’il avait nié à la France, en 1962, la possibilité de protéger les droits des Européens d’Algérie.