Une organisation millimétrée: dans les coulisses de la sécurisation des matchs de la CAN à Casablanca

Au centre principal de commandement et de coordination de la préfecture de police de Casablanca. (K.Sabbar/Le360)

Le 04/01/2026 à 09h45

VidéoÀ Casablanca, comme dans les autres villes hôtes de la CAN, la DGSN active à chaque rencontre un dispositif coordonné, déployé bien avant le coup d’envoi. Une organisation millimétrée qui ne laisse rien au hasard. Immersion.

Autour du stade comme dans les principaux axes de la métropole, la mobilisation est visible. Uniformes, patrouilles et technologies de pointe affichent clairement la priorité accordée à la sécurité durant la CAN 2025.

À l’instar des autres villes accueillant des matchs de la Coupe d’Afrique des nations, Casablanca applique une stratégie sécuritaire minutieusement élaborée par la Direction générale de la sûreté nationale. Un plan global qui vise à renforcer la sécurité publique, préserver l’ordre et accompagner l’événement sportif continental dans les meilleures conditions, nous explique l’adjoint au chef du district de Casa-Anfa, Mohamed Ihdina.

Cette organisation a été particulièrement perceptible lors de la rencontre opposant le Mali à la Tunisie, disputée samedi 3 janvier 2026. Le dispositif commence bien avant l’arrivée des supporters au stade. Des barrages de sécurité avancés sont installés pour filtrer les accès, avec contrôle systématique des billets et opérations de fouille. L’ensemble du processus se poursuit jusqu’aux tribunes, dans un cadre organisé et discipliné.

Pièce maîtresse de l’organisation sécuritaire, le centre principal de commandement et de coordination de la préfecture de police de Casablanca pilote l’ensemble des opérations. Grâce à des caméras de surveillance de dernière génération et à des systèmes intelligents, les autorités suivent en temps réel la situation à l’intérieur et aux abords du stade.

Plus de 700 caméras intelligentes sont déployées à travers la ville, couvrant les grands axes, les entrées et sorties de la métropole ainsi que le réseau autoroutier, permettant des interventions rapides et ciblées en cas d’incident.

En complément de ce dispositif technologique, des unités spécialisées ont été mobilisées, notamment des brigades cynophiles, des unités équestres, des équipes d’intervention rapide, ainsi que des drones de surveillance. Un déploiement pensé pour prévenir tout débordement et renforcer le sentiment de sécurité auprès des citoyens et des visiteurs.

Par Fatima El Karzabi et Khadija Sabbar
Le 04/01/2026 à 09h45