Cela a toujours été le grand dilemme du football national. Les présidents «moul choukkara», ces «mécènes» qui puisent dans leurs propres poches pour subvenir aux besoins des clubs, les plongent cependant dans une gestion artisanale et archaïque. Pis encore, ils s’immiscent dans la gestion des affaires techniques, rendant la vie dure aux entraîneurs. C’est le cas du Raja de Casablanca et de son président Mohamed Boudrika, comme le souligne Libération dans son édition de ce vendredi 24 avril.
«Le président qui s’applique à perturber son club, c’est bel et bien le patron du Raja, Mohamed Boudrika. Le bonhomme revient à la charge pour semer le doute et créer une certaine tension dont les joueurs et l’entraîneur n’ont que faire», écrit le quotidien. Et pour cause. Une réunion tenue récemment entre Boudrika et des anciens du club (M’Hamed Fakhir, M’Hamed Najmi et Fathi Jamal) pour demander l’avis de ces derniers sur la tactique que devra adopter le Raja lors du match retour des huitièmes de finale de la Ligue africaine des clubs champions contre les Algériens de l’Entente de Sétif, n’a pas été du goût de l’entraîneur José Romao. Ce dernier semble sur la sellette à cause des agissements de son président et n’aurait plus le moral au beau fixe.
Boudrika n'en est pas à son premier agissement de la sorte. «Il y a quelques semaines, des rumeurs insistantes faisaient part d’un éventuel contact entre le président des Verts et l’entraîneur tunisien Fouzi Benzarti pour que celui-ci puisse regagner de nouveau le Raja», rappelle Libération. D’autant plus que l’ère de Boudrika compte deux limogeages saugrenus de coachs au moment où le club s’apprêtait à aborder des échéances cruciales. Cela risque de se reproduire à la veille du match retour des huitièmes de finale de la Ligue africaine des clubs champions.
Le Raja, qui a perdu toute chance de remporter le titre de champion cette saison, risque de sortir bredouille des compétitions continentales. Mais sûrement pas à cause de la prestation des joueurs et de la tactique de l’entraîneur.




