Vidéo. Casablanca: la colère des commerçants de Derb Omar, El Korea, Garage Allal et El Haffari

adil gadrouz

Le 03/01/2019 à 16h10

VidéoPlusieurs commerçants exerçant dans d'importantes centrales d'achats au coeur de la capitale économique ont observé, ce jeudi 3 janvier, un sit-in de protestation contre le ministère de l'Economie et des finances. Voici leurs doléances.

Plusieurs commerçants exerçant dans d'importantes centrales d'achats au coeur de la capitale économique ont observé, ce jeudi 3 janvier, un sit-in pour protester contre des mesures décidées par le ministère de l'Economie et des finances. 

Derb Omar, El Korea, Garage Allal et Kissariat El Haffari sont de hauts lieux commerçants, historiques dans la métropole économique du royaume. Mais en dépit de leur existence, qui remonte à plusieurs décennies, les problèmes que rencontrent les commerçants de ces quartiers marchands sont nombreux. Ceux-ci ont décidé de protester à l'encontre d'un ministère responsable selon eux, de leurs maux. 

Des décisions prises à Rabat et destinées à mettre de l'ordre ou à assainir ces lieux de commerce, se sont en effet heurtées au refus, voire parfois au rejet total de ces commerçants. Ces mesures auraient-elles pu être mieux comprises, si elles avaient été mieux expliquées?

Ce jeudi 3 janvier, une centaine de ces commerçants ont ainsi exprimé leur refus d'une de ces mesures: celle de l'obligation de la facturation électronique.

"Cette décision est contraire à l'approche associative. Nombre de commerçants ne sont pas initiés à [manier un] ordinateur. De plus, nous sommes habitués depuis longtemps à travailler avec des factures non informatisées. Surtout que la plupart de nos marchandises sont vendues au détail", explique ainsi un commerçant devant Le360.

En attendant d'y voir plus clair, voici, sans parti-pris, le reportage de l'équipe Le360 sur le sit-in des concernés. 

Par Fatima El Karzabi et Adil Gardouz
Le 03/01/2019 à 16h10

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c'est un comble ! Ces entités sont tout simplement le noyau dur du commerce en gros au Maroc et cela, depuis des décennies. Ils sont capables de gérer des millions de Dirhams et ne savent pas manier un ordinateur ? Je rêve . S'ils sont analphabètes, ils n'ont qu'à recruter des jeunes. La vérité, c'est que leur mise à niveau fiscale ne les arrange pas, eux et leurs protecteurs, car jusqu'à présent, ils payaient un impôt forfaitaire bien en deçà des sommes colossales qu'ils brassent à longueur de journée. Au nom de l'équité sociale face aux impôts, il est plus qu'urgent de réguler ce système fiscal à géométrie variable où des catégories socioprofessionnelles entières sont absoutes de ce devoir civique (gros agriculteurs, certaines professions libérales, les gros caïds de l'informel...) au détriment des PME, des fonctionnaires, des petits salariés qui constituent les groupes sociaux les plus pressurisés. Où est la justice dans tout ça ? Il est temps de faire le ménage car la colère gronde dans les cœurs et les esprits.

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