Vidéo. Agadir: menacés d'expulsion, la détresse des commerçants du Souk Anza

le360
Le 01/03/2021 à 09h58

VidéoDans le nord d’Agadir, le célèbre souk Anza est dans un état de délabrement avancé. Les commerçants vivent dans la perpétuelle menace de l’effondrement de leur boutique, et les clients n’osent plus s’y aventurer. Le360 s’y est rendu. Ambiance.

Voici déjà quatre ans que les représentants des commerçants du marché Anza ont tenu une réunion avec les responsables de la ville, au siège du Conseil communal. Ces responsablers communaux avaient été alertés sur l’état de délabrement avancé des boutiques, qui menacent de s'effondrer. Et, depuis, rien n’a été fait.

Mohamed El Hajli, commerçant dans ces lieux, déplore que ses alertes et celles de ses confrères soient restés inaudibles. "Nous avons beau mettre en garde contre la dangerosité de ce souk où des magasins s’effondrent assez souvent, nous n’avons pas eu droit à une solution tangible", se plaint-il.

Les commerçants ont certes reçu des questionnaires en vue d'être recensés, dans le but de leur évacuation vers d’autres lieux... Mais voici qu’il y a quelques jours, ils ont reçu un avis qui les enjoint d’abandonner leur commerce, en somme, leur source de revenu, dans un délai de huit jours. 

Président de l’association des commerçants et artisans du souk Anza, Hassan El Mansari s’insurge contre "fait accompli", et s’oppose catégoriquement à cette obligation imposée, sans bénéficier d’une autre alternative. 

Pour autant, ce militant associatif annonce qu'un espoir réside dans un lot de terrain, qui a été trouvé, et qui permettrait de rebâtir un nouveau souk, en attendant mieux.

Il déclare aussi rester optimiste sur la poursuite du dialogue qui a débuté avec les responsables de la ville, pour trouver une solution à leur problème.

"Nous ne sommes pas contre la démolition du souk Anza. Au contraire, nous appelons de nos vœux à sa reconstruction. Mais de là à condamner de nombreux pères de familles au chômage, ce n’est pas la bonne solution", plaide-t-il.

Par M'hand Oubarka
Le 01/03/2021 à 09h58