À quelques semaines seulement de la fête du sacrifice, Aïd Al-Adha, les prix de la viande d’agneau ont atteint des niveaux records. Oscillant, pendant les dernières semaines, entre 130 et 140 dirhams le kilogramme, les prix en question viennent de grimper pour atteindre 150 dirhams le kilogramme, alors que ceux relatifs à la viande bovine restent stabilisés autour de 130 dirhams le kilogramme.
L’envolée des prix touche également les abats d’agneau (douara) ou de la crépine d’agneau qui seraient commercialisés aujourd’hui entre 300 et 500 dirhams le lot, fait remarquer le quotidien Al Ahdath Al Maghribia de ce mardi 21 avril. Ces prix pourraient encore grimper dans les prochains jours, à l’approche de l’Aïd Al-Adha, estiment des professionnels dans le secteur.
Cette hausse vertigineuse s’explique par le fait que les importateurs des viandes rouges du Brésil, de la Roumanie, de l’Espagne et de l’Australie auraient rétropédalé, indiquent les sources du quotidien. L’autre cause, poursuit la même source, réside dans l’attitude des éleveurs qui préfèrent garder leurs bêtes et les engraisser pour mieux les vendre dans des souks qui leur sont consacrés à la veille de l’Aïd Al-Adha.
D’après les mêmes sources, certains professionnels imputent cette hausse vertigineuse des prix des viandes aux dernières augmentations des prix des carburants avec le litre de gasoil qui a atteint 15.5 dirhams, ce qui laisse présager une flambée des prix malgré l’aide gouvernementale accordée au secteur, font remarquer les mêmes sources. S’ajoute à cela, indiquent les mêmes sources, la répercussion que pourrait avoir sur les moutons destinés à l’abattage le jour de la fête, le circuit parallèle de vente sur les réseaux sociaux. Sur cet axe, les commandes sont effectuées via des applications sur la Toile pour réserver la bête de la fête directement à la ferme sans passer par les circuits habituels.
Devant cette situation, plusieurs voix appellent les services compétents du ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts à intervenir d’urgence pour redresser la barre.



