Un dangereux réseau terroriste démantelé

Brahim Taougar le360

Revue de presseKiosque360.La BNPJ doit différer devant le parquet, auprès du tribunal antiterroriste de Salé, les quatre jihadistes arrêtés pour constitution de bande criminelle.

Le 07/03/2014 à 08h30

La Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) doit différer, dans douze jours au maximum, devant le parquet auprès du tribunal antiterroriste de Salé, les quatre salafistes arrêtés pour constitution de bande criminelle, escroquerie et activités djihadistes. Le ministère de l'Intérieur a fait état, jeudi, de l'arrestation de ces quatre salafistes, dont deux anciens détenus condamnés pour des affaires de terrorisme. Toujours selon la version des autorités, les prévenus opéraient à partir de Fès et Sefrou.

A lire la presse de ce vendredi 7 mars, cette cellule serait spécialisée notamment dans le recrutement et l'envoi de volontaires vers des zones de conflit comme la Syrie. Selon Assabah,"le réseau démantelé serait dirigé par un certain Zarhouni qui s'apprêtait à s'appuyer sur des individus rodés en vue de collecter de fonds qui serviraient à financer des opérations d'envoi de volontaires djihadistes en Syrie". Et d'ajouter que "les mis en cause seraient impliqués dans la constitution d"une société fictive sur la base de documents falsifiés. Ils espéraient induire en erreur des banques et des entreprises pour leur soutirer des fonds".

De son côté, Annass nous apprend que les prévenus s'adressaient aussi aux petites sociétés de crédit" dans le but de les escroquer et de leur extorquer des fonds. Les quatres individus agissaient sous les ordres de "Zarhouni, un salafiste originaire de Fès". Selon le même journal, le principal accusé "s'était rendu à Laâyoune pour s'y inscrire sur le registre de commerce local en remettant une attestation délivrée par le tribunal de commerce de Fès". Or "cette attestation avait été falsifiée dans le but d'établir des contrats d'abonnement de téléphonie mobile, et ce pour le compte de sa société fictive". L'activisme salafiste radical n'a pas droit de cité au Maroc. La vigilance et la prudence sont les axes de la mobilisation des services de sécurité. Le recrutement et l'envoi de volontaires et de jeunes dans des zones de conflit sont des actes considérés comme des "crimes" par le code pénal et la loi antiterroriste.

Par Mohamed Chakir Alaoui
Le 07/03/2014 à 08h30