Terrorisme: 456 détenus ont bénéficié du programme Moussalaha depuis 2017

Ahmed Abbadi, secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Oulémas, lors de la cérémonie de clôture de la session du programme Moussalaha, à Salé le 10 septembre 2026. (Y.Mannan/Le360)

Le 10/09/2026 à 18h57

VidéoLe programme national de réconciliation et de déradicalisation Moussalaha a bénéficié, depuis 2017, à 456 détenus condamnés dans des affaires liées au terrorisme et à l’extrémisme, a-t-on appris ce jeudi auprès de la Rabita Mohammadia des Oulémas. La 9e session organisée sous la supervision du Centre Moussalaha a réuni 24 détenus, dont 14 femmes.

Le programme national de réconciliation et de déradicalisation Moussalaha a bénéficié, depuis 2017, à des centaines de détenus condamnés dans des affaires de terrorisme et d’extrémisme, a-t-on appris ce jeudi auprès de la Rabita Mohammadia des Oulémas.

La Rabita, dirigée par Ahmed Abbadi, est l’un des principaux partenaires de ce programme, aux côtés de l’Administration pénitentiaire.

«Cette session est la 21e du programme Moussalaha, Réconciliation, et c’est la neuvième session qui se déroule sous la supervision du Centre Moussalaha», a affirmé Ahmed Abbadi, lors de la cérémonie de clôture de la 9e session, organisée ce jeudi à la prison locale de Salé.

Le Centre Moussalaha, a-t-il rappelé, a été créé conformément aux Hautes Instructions Royales en novembre 2023, en vertu d’une convention de partenariat entre la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), la Rabita Mohammadia des Oulémas et la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).

De manière générale, ces différentes sessions ont connu la participation de 456 détenus et détenues. La session clôturée ce jeudi a réuni, à elle seule, 24 détenus, dont 14 femmes.

Ahmed Abadi a annoncé que toutes les femmes poursuivies pour des crimes liés à l’extrémisme et au terrorisme «ont été libérées». La dernière libération a eu lieu à l’occasion de l’Aïd Al-Mawlid Annabaoui Acharif, faisant ainsi en sorte que «les prisons marocaines soient désormais exemptes de femmes condamnées en vertu de la loi de lutte contre le terrorisme».

Le responsable a précisé que le programme s’articule autour de trois axes: la réconciliation avec soi-même, la réconciliation avec le texte religieux et la réconciliation avec la société, ses institutions et ses lois.

Selon lui, le programme comprend «300 heures» de formation et d’accompagnement, au cours desquelles les participants sont dotés des éléments nécessaires liés à ces trois dimensions.

Le secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Oulémas a également salué «cette clairvoyante vision royale en vertu de laquelle le programme et le centre ont été lancés», soulignant que le Centre Moussalaha connaît une reconnaissance croissante et un intérêt international grandissant.

Il s’est enfin félicité du fait que ce programme «n’a enregistré aucun cas de récidive jusqu’à présent».

Avec 456 bénéficiaires depuis son lancement en 2017, le programme Moussalaha s’impose comme l’un des principaux dispositifs marocains de réconciliation et de réinsertion des détenus condamnés pour des faits liés au terrorisme. Entre accompagnement religieux, reconstruction personnelle et réintégration sociale, ce programme entend offrir une voie de retour encadrée vers la société.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 10/09/2026 à 18h57