Patrons de foot sous le coup de la justice, une insulte envers le pays

Mohamed Boudrika et Saïd Naciri.. DR

Revue de pressePourrait-on prétendre organiser de grandes compétitions de football avec de lourdes accusations retenues en justice contre plusieurs dirigeants de clubs et pas des moindres? C’est la question que pose, et repose, le quotidien Al Ahdath Al Maghribiya dont est tirée cette revue de presse.

Le 17/07/2024 à 21h20

Dans la livraison du journal Al Ahdath Al Maghribiya de ce jeudi 18 juillet, le billet en une du directeur de publication Mokhtar Larhzioui est dédié aux scandales qui secouent le foot marocain depuis plusieurs mois.

Au-delà, l’éditorialiste s’interroge sur la volonté de certains dirigeants et fans du Wydad de Casablanca de défendre et de se ranger derrière l’ancien président Saïd Naciri, objet de lourdes accusations en relation avec l’affaire dite «Escobar du Sahara». Et surtout à tenir à ce qu’il bénéficie du statut de président honorifique du club rouge de la capitale économique.

«Heureusement que le club avait fait marche-arrière en lui attribuant le statut de membre honorifique», écrit le patron de Al Ahdath Al Maghribiya.

Pour l’éditorialiste, une telle démarche serait indigne d’un pays qui s’apprête à organiser la Coupe du Monde 2030.

«Pour nous, toutes les équipes sont égales et ce qui nous importe plus est l’image du Maroc», poursuit l’éditorialiste qui appelle Fouzi Lekjaa, ministre en charge du Budget et président de la FRMF, à faire preuve de la plus grande fermeté.

«L’image du foot marocain et celle du Royaume en général doivent être en-dessus des petits consensus, des intérêts personnels passagers et des égos des uns et des autres», poursuit l’éditorialiste d’Al Ahdath.

Cet éditorial intervient à la suite de l’arrestation, en Allemagne, le mercredi 17 juillet, du président du Raja (en cavale) Mohamed Boudrika.

L’ancien président du Conseil d’arrondissement de Mers Sultan à Casablanca, comme le précisaient les sources de Le360, avait été interpellé suite à un mandat d’arrêt international émis par les autorités judiciaires du Maroc.

Pour rappel, plusieurs responsables de clubs de football marocains se trouvent en prison ou poursuivis par la justice. Le plus célèbre d’entre eux, pour le moment, reste Saïd Naciri, ex-président du WAC, incarcéré dans le cadre de l’affaire «Escobar du Sahara».

Mohamed El Hidaoui, ancien président du club de football de Safi, a quitté la prison après avoir purgé une peine d’une année ferme.

Par Fatima Moho
Le 17/07/2024 à 21h20

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Depuis la France où je vis, je trouve que le mot MAROC a repris sa place historique grâce par exemple au parcours de 'l'équipe nationale... Les agissements des criminels cités ci dessus s'abottent l'image du Royaume. Je pense que les partis politiques auxquels ils adhèrent sont responsables. En effet, par un raisonnement simple, supposons qu'en effet les dirigeants des partis politiques n'était au courant de rien, alors ces derniers ne sont pas digne de défendre les intérêts du Maroc. Sinon, ? Mon raisonnement mathématique porte le non de : disjonction des cas... J'espère me tromper pour ne pas heurter la sensibilité des uns et des autres.

Scandaleux ! Nous sommes sensés donner l'exemple d'un pays qui va organiser prochainement de grandes compétitions footbalistiques !!! Un grand bravo pour notre justice.

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