Ksar El Kébir: les marchés retrouvent leur dynamisme à l’approche de Ramadan

Les commerces de Ksar El Kébir reprennent vie après les inondations et se préparent à accueillir le ramadan. (S.Kadry/Le360)

Le 18/02/2026 à 17h55

VidéoÀ Ksar El Kébir, à la veille du Ramadan, les commerçants reprennent leur souffle après presque un mois de perturbations dues aux crues de l’oued Loukkos. Dans les quartiers et marchés de la ville, les étals se remplissent à nouveau, les fours se rallument et les habitants, de retour progressivement dans leurs foyers, renouent avec les préparatifs du mois sacré.

À Ksar El Kébir, la vie commerciale reprend doucement ses droits. Dans les ruelles des quartiers Mérina, Salam, Souk Sebta, Kissariat Diwan ou encore le long de la route de Larache, les commerçants s’affairent pour remettre leurs boutiques en état. Après les dégâts laissés par les eaux, il a d’abord fallu nettoyer et sauver ce qui pouvait l’être. Aujourd’hui, l’heure est à la reconstruction du quotidien, avec en priorité l’arrivée imminente de Ramadan.

Si l’effervescence habituelle n’a pas encore totalement repris, les signes sont là. Les habitants, revenus peu à peu dans leurs maisons, recommencent à faire leurs courses. Les étals se garnissent de produits incontournables du mois sacré: chebbakia dorée au miel, feuilles de pastilla soigneusement empilées, sellou, dattes et figues sèches.

Malgré les circonstances exceptionnelles, les traditions tiennent bon. «On a commencé hier à préparer les premières fournées. Aujourd’hui, avec l’aide de quelques jeunes, on a fait revivre un peu l’ambiance ramadanesque. Dès demain, par la grâce de Dieu, tout ira mieux», déclare Ismail, vendeur de pâtisseries traditionnelles. «On prépare déjà la chebbakia, les mssemens, les briouates, les feuilles de pastilla, le sfouf, les quiches, la pizza, la harcha, toutes sortes de gourmandises», détaille-t-il.

Pour Najib, vendeur de chebbakia, l’essentiel était de pouvoir reprendre dans des conditions acceptables. «Dieu merci, les autorités nous ont facilité les choses pour préparer Ramadan. En ce qui concerne les prix, on s’est organisé pour rester à un niveau accessible: la chebbakia par exemple est vendue à 25 dirhams le kilo», déclare-t-il. «Les pluies ont abîmé une partie de la marchandise, mais les dégâts sont restés limités. Avec ma femme et ma fille, on a préparé une petite quantité. C’est une épreuve, mais on est juste reconnaissants de reprendre notre activité», partage-t-il.

Dans les boutiques de vêtements traditionnels, la reprise est tout aussi progressive. «Les gens commencent à revenir et ça va s’intensifier dans les prochains jours. Beaucoup découvrent l’état de leur maison, certains nettoient encore, d’autres s’installent à nouveau», explique Ibrahim, commerçant. «Nous sommes chanceux d’avoir retrouvé notre boutique en bon état. On continue à la nettoyer, à la préparer et à ressortir la marchandise qu’on avait mise à l’abri pour accueillir Ramadan dans les meilleures conditions possibles», conclut-il.

Par Said Kadry
Le 18/02/2026 à 17h55