Au cours de l’après-midi de lundi dernier, l’hôpital provincial de Berrechid a été brusquement placé en état de vigilance sanitaire, à la suite de l’admission successive, au service des urgences, de nombreuses personnes présentant les symptômes d’une intoxication alimentaire. Toutes avaient en commun d’avoir consommé, chez un marchand ambulant installé non loin du souk hebdomadaire, du saykouk, un mélange de lait caillé et de semoule d’orge. Le bilan s’élève à quarante-quatre victimes, de tous âges, qui ont manifesté des symptômes variés: vomissements, vertiges, douleurs aigues au ventre, diarrhées, relaie Al Akhbar de ce mercredi 9 septembre.
Le premier patient s’est vu administrer les soins d’urgence requis, mais l’afflux progressif de cas similaires a vite conduit le médecin de garde à alerter les autorités locales et les services compétents. Toutes les personnes intoxiquées ont bénéficié d’un examen approfondi et de traitements adaptés. Treize d’entre elles ont été maintenues en observation et vingt-sept, dont l’état s’était nettement amélioré, ont été autorisées à quitter l’établissement. En revanche, deux cas –dont un enfant– ont dû être transférés au CHU de Casablanca, et deux autres ont décidé de poursuivre leur prise en charge dans des cliniques privées.
À la suite de cet épisode, les autorités, accompagnées d’une commission médicale et de représentants du bureau d’hygiène, se sont rendues sur le lieu où le saykouk avait été vendu. L’étal ambulant a été saisi, et des échantillons de la préparation ont été prélevés pour être analysés, afin de déterminer avec exactitude la nature de la contamination et son origine. Parallèlement, le vendeur a été auditionné, alors qu’une enquête a été ouverte par les services habilités, en attendant les résultats définitifs des investigations.
Au-delà de son aspect sanitaire, cet incident ravive un débat récurrent à Berrechid: celui des conditions d’hygiène et du contrôle des denrées alimentaires proposées dans la voie publique, dont celles dans des étals ambulants, écrit Al Akhbar, qui rappelle l’impérieuse nécessité de multiplier les vérifications, d’exiger le respect de l’hygiène et des conditions de conservation des aliments, et de veiller à protéger les consommateurs.




