Depuis le début de l’année, 186 jeunes femmes issues de milieux précaires suivent des formations diplômantes au sein du centre d’éducation et de formation de Aïn Aouda, structure relevant de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH). Ce dispositif d’accompagnement s’inscrit dans la stratégie nationale visant à promouvoir l’inclusion sociale et l’autonomisation économique des femmes à travers le renforcement de leurs compétences professionnelles.
À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, l’établissement a organisé une journée d’hommage dédiée à ses anciennes bénéficiaires. Plusieurs d’entre elles, aujourd’hui insérées dans le tissu économique local, sont venues témoigner de leur parcours après l’obtention de leurs diplômes.
Nombre de ces anciennes pensionnaires ont réussi à intégrer le marché du travail, tandis que certaines ont franchi une étape supplémentaire en créant leurs propres activités dans divers secteurs tels que la coiffure, la restauration, la couture ou encore les services à la personne. Ces initiatives entrepreneuriales illustrent l’impact concret des programmes de formation professionnelle et d’accompagnement mis en place par l’INDH.
Le centre propose actuellement des formations certifiantes dans cinq filières professionnelles. À l’issue de leur cursus, les bénéficiaires obtiennent un diplôme délivré par l’institution de l’Entraide nationale, leur permettant de valoriser leurs compétences sur le marché de l’emploi ou de se lancer dans des activités génératrices de revenus.
Pour Zineb Touiri, cheffe de service à la division de l’action sociale à la préfecture de Skhirat-Témara, ces résultats constituent un indicateur encourageant. «Ces chiffres positifs témoignent du rôle déterminant que jouent ces centres dans le renforcement de l’autonomisation économique des femmes et dans leur insertion socio-professionnelle au niveau territorial», souligne-t-elle.
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À l’échelle nationale, l’INDH compte près de 750 centres d’éducation et de formation répartis à travers le Royaume. Ces structures visent à renforcer les capacités d’intégration socio-économique des populations vulnérables, selon une approche fondée sur la proximité territoriale et la complémentarité avec les politiques sectorielles et les initiatives associatives.
À Aïn Aouda, les bénéficiaires des cycles d’apprentissage se disent satisfaites de ces formations qui leur ouvrent désormais des perspectives professionnelles concrètes et leur permettent d’accéder à des emplois rémunérés.
Lancée en 2005 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, l’Initiative nationale pour le développement humain constitue l’un des piliers de la politique publique marocaine en matière de développement social. Elle vise notamment à renforcer l’inclusion des catégories vulnérables, réduire les disparités socio-économiques, résorber les déficits en infrastructures sociales et accompagner les dynamiques de développement local, en plaçant l’humain au cœur de l’action publique.
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L’INDH intervient également en appui aux actions menées par les départements ministériels et les collectivités territoriales, afin d’améliorer la convergence et l’efficacité des politiques de développement humain.
Structurée en différentes phases depuis son lancement, l’Initiative repose sur un modèle de gouvernance territorialisée fondé sur la participation des acteurs locaux, notamment les associations et les élus. Vingt ans après sa mise en œuvre, elle a permis la réalisation de milliers de projets à travers le Royaume, bénéficiant à plusieurs millions de Marocains, en particulier dans les zones rurales et les territoires les plus vulnérables.








