L’association de réflexion «La Maison du Maroc pour la paix et la tolérance» a été officiellement créée à Rabat à l’issue d’une assemblée constitutive tenue sous l’impulsion de son président, Farid El Bacha, universitaire et juriste de renom.
La réunion fondatrice, qui s’est déroulée en présence d’une assistance composée d’acteurs politiques, d’universitaires et de personnalités du monde intellectuel, a permis d’adopter les statuts de la nouvelle organisation et d’en définir les principales orientations.
À cette occasion, les membres fondateurs ont arrêté les objectifs et le cadre d’action de cette structure associative, qui ambitionne de s’imposer comme un espace de réflexion, de dialogue et de production d’idées consacré à la promotion des valeurs de paix, de tolérance et de coexistence.
Le président de la nouvelle ONG, Farid El Bacha, ancien doyen de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Rabat-Agdal, est également président du Centre d’études et de recherche sur le droit hébraïque au Maroc, une institution académique dédiée à l’étude et à la valorisation de ce patrimoine juridique.
Dans le cadre de ses activités, la Maison du Maroc pour la paix et la tolérance a choisi d’établir un partenariat avec la fondation allemande Konrad-Adenauer-Stiftung, représentée à Rabat par Steven Höfner, afin de développer des programmes conjoints de réflexion et d’échanges autour des questions liées à la paix, au dialogue interculturel et à la gouvernance démocratique.
Professeur de droit et co-président de l’association, Abdellah Ouzitane nous a expliqué que cette initiative se distingue par son approche et ses ambitions. Selon lui, elle vise à créer «un espace structuré de réflexion, de dialogue et de mobilisation autour des valeurs universelles de coexistence pacifique, de respect mutuel et de solidarité entre les peuples».
Pour Farid El Bacha, la nouvelle structure entend également «contribuer à renforcer la culture de la paix dans un contexte international marqué par de multiples tensions et offrir une tribune aux chercheurs, institutions et acteurs engagés dans la promotion de la tolérance et du vivre-ensemble».
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La rencontre constitutive a été marquée par plusieurs interventions et échanges consacrés notamment au rôle de l’éducation dans la consolidation d’une culture de paix, ainsi qu’à l’importance du dialogue interculturel et interreligieux comme levier de stabilité et de cohésion sociale.
Les organisateurs ont souligné que cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision portée par le roi Mohammed VI, qui a constamment fait de la promotion du dialogue des cultures, de la tolérance religieuse et de la coexistence pacifique des piliers du modèle marocain et du rayonnement du Royaume sur la scène internationale.
Selon les responsables de l’association, cette orientation repose sur une conviction forte régulièrement exprimée par le Souverain: face aux phénomènes qui menacent nos sociétés, la réponse ne peut être uniquement militaire ou financière; elle réside avant tout dans l’éducation, véritable rempart contre l’ignorance et vecteur de paix durable.







