Opération de Guerguerat: quand la presse algérienne bat les tambours de la guerre

Sous-équipés et désorganisés, les soldats de la milice armée savent qu'ils ne font pas le poids. . dr

Le front Polisario est en droit de considérer l’opération de ratissage menée par l’armée marocaine au-delà du mur de défense comme un «casus belli» auquel «ses combattants ne sauraient rester sans réagir», incite une certaine presse algérienne va-t-en-guerre.

Le 18/08/2016 à 15h28

L’opération de ratissage menée par les Forces armées royales dans la région de Guerguerat serait «d’une gravité extrême car effectivement elle relance dans les rangs du Polisario la campagne menée par les partisans de plus en plus entendus par ses militants et la population sahraouie d’une reprise de la lutte armée contre l’occupant», dégoupille, ce jeudi, «le Quotidien d’Oran».

Le Polisario serait en droit de considérer cette opération comme un «casus belli» auquel «ses combattants ne sauraient rester sans réagir», exhorte cette feuille de chou, qui semble ne pas prendre la mesure de la «gravité extrême» de cet appel du pied, encore moins des conséquences désastreuses qu’une éventuelle «réaction» du Polisario pourrait occasionner pour la région tout entière.

L’envolée du «Quotidien d’Oran», cavalière et par-dessus tout irresponsable, s’inscrit dans le concert d’autres cris d’orfraie émanant de supports «embedded» (embarqués) par l’establishment militaire algérien, habitué à souffler sur les braises chaque fois qu’il s’agit du Maroc.

La sortie du site «Tout sur l’Algérie» aujourd’hui au sujet de la crise silencieuse entre Rabat et Nouakchott illustre en effet le «rôle leader» que joue Alger dans la stabilisation d’une région devenue, au fil de ses entourloupes, un véritable baril de poudre ! Du Mali à la Libye, en passant par le Niger, ou encore la Tunisie, l’insécurité prend des proportions alarmantes. Et ce ne sont surtout pas les rapports des services occidentaux, avec à leur tête ceux des Etats-Unis, qui diront le contraire.

Les Etats-Unis, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, ont d’ailleurs mis en doute dernièrement cette sacro-sainte guerre menée tambours battants par Gaïd Salah, chef d’état-major de l’armée algérienne, contre le terrorisme.

Dire que personne au monde n’est aujourd’hui dupe de ce jeu de massacre auquel se livre Alger dans la région, ses accointances avec les succursales de Daech ou Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) étant un secret de polichinelle. Et ce n’est surtout pas Mokhtar Belmokhtar, le terroriste le plus recherché au monde, qui nous contredira. 

Par Ziad Alami
Le 18/08/2016 à 15h28