Législatives: Le Haraki Lahcen Haddad candidat de l’Istiqlal à Khouribga?

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Revue de presseKiosque360. Lahcen Haddad ne pourra finalement pas se présenter à Khouribga sous l’étiquette du MP, comme il le souhaitait. Le parti lui a préféré un transfuge de l’UC. Haddad étudie la possibilité de se présenter sous la bannière de l’Istiqlal.

Le 23/08/2016 à 00h25

Le ministre MP du Tourisme, Lahcen Haddad, ne pourra pas se représenter, au nom de son parti, aux élections législatives dans la circonscription de Khouribga. Le secrétaire général Mohand Laenser refuse de lui accorder l’accréditation du parti, rapporte ainsi le quotidien Assabah, dans son édition du mardi 23 août.

Selon le journal, le ministre sortant envisagerait même de frapper aux portes d’autres formations politiques et aurait jeté son dévolu sur l’Istiqlal. Et c’est Rahal Makkaoui, ancien chef de cabinet de Yasmina Badou, conseiller parlementaire et président de la commission des Finances, qui ferait office d’intermédiaire entre le ministre-candidat et Hamid Chabat, le secrétaire général de l’Istiqlal.

Haddad envisage donc de changer de couleur politique après avoir rejeté l’offre de la direction de son actuel parti, le MP, qui lui a suggéré de se présenter à Casablanca, région dans laquelle il assume la fonction de coordinateur régional. De plus, la Commission nationale des élections, présidée par l’ancien ministre du transport, Essaid Ameskane, lui a donné carte blanche pour choisir parmi les circonscriptions électorales de Casablanca. Cette même commission a cautionné, définitivement, la candidature d’un ancien conseiller parlementaire transfuge de l’UC, Abderrahim El Âllafi, dans la circonscription de Khouribga. 

Or, le ministre Lahcen Haddad comptait justement sur cette région, où il a été élu en 2011 et où il compte de nombreux appuis, notamment parmi les élus locaux. Et ce non seulement pour son siège électoral, mais également dans la course à la succession de Mohand Laenser au poste de secrétaire général du parti. Mais la Commission des élections en a décidé autrement et son choix n’a pas été fortuit, assure le journal qui rappelle que les deux membres du parti s’étaient livrés une rude bataille autour de cette circonscription. El Âllafi et Haddad ont, en effet, tous deux présenté leurs dossiers de candidature à la commission nationale, en s’appuyant sur les signatures des élus locaux. L’instance électorale du parti, après avoir évalué le nombre de voix que les élus locaux, supporters de chaque candidat, avaient pu remporter lors des dernières élections locales du 4 septembre, ont validé la candidature d’El Âllafi. Le recours à cette méthode d’arbitrage est dicté par le fait que ce sont les élus locaux qui, finalement, constituent les pivots de la campagne électorale pour les législatives. Ce sont les voix de leurs propres électeurs qui font gagner son siège au futur parlementaire.

Par ailleurs, estime le journal, dans la région de Béni-Mellal Khouribga, certains ténors du parti, dont le ministre de la Fonction publique, Mohamed Moubdiî, et la dirigeante Halima Assali, auraient également pesé de tout leur poids pour recaler le ministre du Tourisme et réduire, par la même occasion, ses chances dans la course à la direction du Mouvement populaire. 

Par Amyne Asmlal
Le 23/08/2016 à 00h25