Pour son entrée en activité, l’association dite d’"amitié rifano-andalouse", "Rifando" pour ne pas la nommer, vient de publier un guide destiné aux habitants du Rif marocain qui souhaiteraient demander l’asile politique en Europe, particulièrement en Belgique et en Espagne. Le document, consulté par le360, met à la disposition de ses destinataires toutes les astuces imaginables, étape par étape, à même de garantir aux postulants l’obtention du statut de "réfugié politique".
Vous avez bien lu: statut de «réfugié politique» dont la cible tout indiquée, précise le document rédigé en arabe, seraient "les victimes du système marocain" et, faut-il le préciser, pas seulement ceux qui auraient participé au «Hirak» (événements d’Al Hoceïma), mais également ceux qui soutiennent les manifestations. Ladite ONG, fondée le 19 juin dernier à Malaga, et dont la présidente est une certaine Saloua El Omari, ne voit, du haut de sa cécité délibérément victimaire, dans le Rif marocain qu’une suite interminable d’"opprimés du Makhzen" !
Dans le document introduit par un certain Abdelmalek Afailal, l’association d’obédience laïque et qui serait "socialement progressiste" (!), offre aux présumées "victimes du système marocain" toutes les parades possibles dont ils pourraient faire usage pour obtenir le statut de "réfugié politiqu" auprès des pays de l'espace Schengen. Le document a été rédigé sur la base d’expériences réussies et énumère toutes les étapes à suivre pour obtenir "le statut de réfugié politique" en Europe. Dans le cas où l’asile est refusé par le pays d’accueil, le document donne également la procédure à suivre pour faire appel de la décision.
Pas besoin de revenir sur les ruses servies par l’officine dite d’ "amitié rifano-andalouse", tellement elles sont nombreuses. Un véritable abécédaire à l’usage non seulement des demandeurs d’asile politique, mais aussi et surtout pour les pays d’accueil qui auront un intérêt certain à consulter le document concerné pour se rendre compte de la supercherie de certaines officines servant de relais à des agendas souvent occultes et déstabilisateurs.
Parmi les recommandations de l’association en vue d’obtenir le statut de réfugié politique figurent les posts hostiles au Maroc publiés sur les réseaux sociaux, les entretiens ou déclarations accordées aux médias ou encore les rapports des ONG susceptibles de citer les intéressés comme l’objet de non respect des droits de l’homme. Nul besoin d’être clairvoyant pour comprendre les très dangereuses fins assignées par l’association à sa démarche. De jeunes rifains au chômage peuvent facilement se transformer en émeutiers rien que pour garnir leurs CV en vue d’être éligibles au statut de réfugiés politiques. Cette association veut pousser à la rébellion au Maroc. De vrais réfugiés économiques peuvent être tentés par la carte de faux réfugiés politiques. C’est autant dangereux pour le Maroc que pour les pays européens.
Pour introduire son document, l’association de droit espagnol, mise sur la galvanisation du lecteur en insistant sur la volonté du "Makhzen" de se venger du Rif, en organisant plusieurs visites royales à Al Hoceima, perçues comme "provocatrices" à l'endroit des Rifains!
Le document, censé être purement et simplement didactique, se transforme curieusement en réquisitoire sans appel contre un "système marocain" qui n’a pourtant ménagé aucun effort pour répondre aux revendications strictement sociales de ses populations, le tout couronné par le geste remarquablement humain de la plus haute autorité du royaume, incarné par la grâce royale accordée, à la veille de l'Aïd Al-Adha, à 188 détenus dans le cadre des violences orchestrées dernièrement dans la région du nord du Royaume.




