Changements climatiques: le Maroc demande réparation aux pollueurs de la planète

42 Etats nord-américains émetteraient chacun plus de gaz à effet de serre que 50 pays en voie de développement réunis, selon les études d'une ONG américaine, publiées en 2014.   . DR

Revue de presseKiosque360. Les pays pollueurs doivent indemniser le Maroc. Selon le Conseil économique, social et environnemental, ce n’est que de cette façon que le pays pourra mieux lutter contre les changements climatiques et leur impact.

Le 31/10/2015 à 00h02

Le Conseil économique, social, et environnemental a appelé les pays pollueurs à verser des indemnités financières en contrepartie des dégâts qu’ils causent.«Les membres du Conseil, qui tenaient jeudi leur 55ème session, ont même discuté un projet de loi dans ce sens, traitant des changements climatiques et de la manière d'atténuer leur impact sur les politiques publiques», rapporte le quotidien arabophone "Assabah" dans son édition weekend (31 octobre et 1er novembre).

Les membres du Conseil considèrent que le Maroc a le droit de profiter des compensations offertes par les pays pollueurs. «Ces pays se partagent une responsabilité historique dans la pollution du pays», rapporte le journal.

Pour Abdallah Mokssit, membre de la Commission permanente chargée du développement et de l’environnement, «le Maroc n’est pas inscrit sur la liste des pays émetteurs de gaz à effet de serre. Pourtant, il subit leurs effets négatifs. C’est pourquoi il a droit, comme les pays émergents, à des indemnités qui pourraient être prélevées sur les fonds versés par les pays pollueurs».

A ce propos, le projet de loi rappelle les engagements évoqués dans l’accord-cadre des Nations Unies sur le climat. «Ces engagements doivent pousser les pays polluants à dédommager des pays comme le Maroc pour leur permettre d’éviter toute répercussion négative de cette pollution sur sa situation économique, sociale et environnementale.

Les membres du Conseil n’ont pas hésité a rappelé que le projet d’accord, qui sera discuté lors de la 21ème session des pays signataires de la convention-cadre des Nations Unies, doit constituer une occasion de renforcer l’arsenal juridique afin de protéger les intérêts des pays impactés et obliger les économies polluantes à faire face à leurs responsabilités historiques.

Pour le président du Conseil, toutes les mesures entreprises par le pays demeurent insuffisantes. «Les politiques publiques doivent être plus efficaces dans la lutte contre les changements climatiques», a déclaré Nizar Baraka.

Par Abdelhafid Lagzouli
Le 31/10/2015 à 00h02